Prévalence des bactéries multirésistantes en Afrique de l'Ouest : Revue systématique avec méta-analyse - 21/02/26
Résumé |
Contexte/justificatif |
Les bactéries multi-résistantes (BMR) représentent une menace mondiale pour la santé, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L'objectif de cette revue était d'estimer la prévalence des bactéries multi-résistantes en Afrique de l'Ouest.
Méthodes |
Conformément aux recommandations PRISMA, nous avons recherché dans PubMed, CINAHL, African Index Medicus et d'autres bases de données des études publiées de 2010 à 2024. Les données sur la prévalence des BMR, les caractéristiques des études et les types d'infections ont été extraites et analysées à l'aide du logiciel R. Des analyses en sous-groupes ont été réalisées pour explorer les différences de prévalence selon les contextes d'infection et les types d'échantillons et les années de publication.
Résultats |
Sur les 5 320 articles identifiés, 50 études provenant de 13 pays d'Afrique de l'Ouest respectaient les critères d'inclusion, la majorité provenant du Nigeria (34 %) et du Ghana (22 %). Parmi les 35 820 bactéries isolées dans ces études, les bacilles à Gram négatif, en particulier Escherichia coli et Klebsiella sp. , étaient les plus fréquemment isolées, représentant 63,3 % de toutes les bactéries. La prévalence globale des BMR était de 59 % (IC 95 %: 48 %-69 %), avec une hétérogénéité significative entre les études (I 2 = 98 %, p < 0,001). L'analyse en sous-groupes a révélé une augmentation de 7 % de la prévalence des BMR entre 2010 et 2024. Une prévalence plus élevée des BMR au cours des infections nosocomiales (65 %, IC 95 %: 45 %-81 %) a été notée, comparée aux infections communautaires (53 %, IC 95 %: 31 %-74 %) avec une différence non significative (p = 0,67). La prévalence des BMR dans les études d'infections mixtes (communautaires et nosocomiales) était de 58 % (IC 95 %: 44 %-71 %). La prévalence des BMR était la plus élevée dans les échantillons d'urine (72 %, IC 95 %: 57 %-84 %) et les échantillons cutanés superficiels (69 %, IC 95 %: 29 %-92 %), alors qu'elle était plus faible dans les échantillons nasopharyngés (26 %, IC 95 %: 21 %-33 %).
Conclusion |
La forte prévalence des BMR en Afrique de l'Ouest souligne la nécessité de renforcer les mesures de prévention et contrôle des infections, d'améliorer la surveillance de la résistance aux antimicrobiens et de mettre en place des politiques plus strictes de bon usage des antibiotiques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 1S
P. S16-S17 - février 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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