Prévalence, phénotype clinique et facteurs de risque de l’infection à Trichomonas vaginalis sur l’île de La Réunion entre 2020 et 2022 - 21/02/26

Résumé |
Objectifs |
Déterminer la prévalence du Trichomonas vaginalis (TV), ainsi que les facteurs de risque et la présentation clinique associés à cette infection sexuellement transmissible (IST) dans les centres de santé sexuelle (CeGIDD) et les centres hospitaliers universitaires (CHU) de La Réunion.
Méthode |
Étude descriptive transversale et multicentrique, incluant des patients de tout âge, testés pour le TV par une technique de Polymerase Chain Reaction (PCR) multiplex dans les CHU et CeGIDD Nord et Sud de l’île de La Réunion entre janvier 2020 et décembre 2022. Les données démographiques ont été recueillies par auto ou hétéro questionnaires après un accord oral du patient (écrit pour les mineurs). La prévalence du TV a été calculée avec un intervalle de confiance à 95 %. Les analyses statistiques ont été effectuées avec un test de régression logistique multivariée, et exprimées avec un seuil de signification statistique de 5 %.
Résultats |
Sur les 17261 échantillons (provenant de 13847 patients) inclus au cours de la période d’étude, 310 étaient positifs au TV (30 pour les CeGIDD et 280 au sein des CHU), représentant une prévalence globale du TV de 2,2 % (IC 95 %: 1,99 - 2,49). La prévalence du TV était de 0,8 % (IC 95 %: 0,52-1,1) au sein des CeGIDD (n = 3 733) et de 2,8 % (IC 95 %: 2,45-3,09) dans les CHU (n = 10114). Dans la population des CeGIDD, la prévalence du TV était de 1,15 % (IC 95 %: 0,71-1,8) pour les femmes, contre 0,47 % (IC 95 %: 0,22 - 0,90) pour les hommes.
La présence du TV était associée de manière statistiquement significative à la précarité (aOR 3,13, IC 95 % : 1,46 – 6,46). Parmi les patients positifs au TV, 23,3 % (7/30, 95 % CI: 8,20-38,47) présentaient des signes cliniques d’IST, parmi eux 6 femmes et 1 homme.
Conclusion |
En comparaison avec les autres régions du Monde, La Réunion fait partie des zones à faible risque de TV, avec des taux comparables à ceux de la France métropolitaine. Sa présence est associée à des conditions de vie précaires et peu de signe clinique. Une étude de la prévalence du TV chez des patients souffrant d’infertilité ou de complication du per partum à La Réunion serait intéressante pour évaluer l’impact du parasite en termes de santé publique sur le territoire.
Discipline |
Infectiologie, Gynécologie, Médecine Générale.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 1S
P. S27-S28 - février 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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