Corrélats morphométriques voxels de la charge hypoxique nocturne chez les personnes âgées atteintes d’apnée obstructive du sommeil : preuves de modifi - 06/03/26
, Senthil Kumaran, Akansha Singh, Rishabh SoniRésumé |
Objectif L’hypoxie intermittente dans l’apnée obstructive du sommeil (AOS) est souvent sous-estimée par l’indice d’apnée-hypopnée (IAH) conventionnel, qui quantifie les événements respiratoires discrets sans quantifier leur gravité physiologique. La charge hypoxique, définie comme l’aire sous la courbe de désaturation en oxygène, offre une mesure plus précise de l’intensité et de la durée du stress hypoxique. Cependant, l’association entre la charge hypoxique et les modifications structurelles cérébrales n’a pas été étudiée de manière approfondie chez les personnes âgées atteintes d’AOS. Objectif : étudier l’association entre la charge hypoxique et les modifications structurelles cérébrales chez les personnes âgées atteintes d’AOS.
Méthodes |
Cette étude analyse les données de la cohorte SOLACE. Une sous-population de 55 personnes âgées (âgées de 51 à 80 ans) atteintes d’apnée obstructive du sommeil et non atteintes de démence a été sélectionnée en fonction de la disponibilité d’IRM cérébrales. Les événements de débit et les valeurs de saturation en oxygène ont été extraits de la polysomnographie nocturne, et la charge hypoxique a été calculée à l’aide d’un script MATLAB personnalisé. Les volumes des structures cérébrales ont été évalués par morphométrie voxel-based sur des IRM 3 T.
Résultats |
L’échantillon final comprenait 55 participants (âge moyen : 64,98 ± 7,21 ans ; 83,6 % d’hommes, IAH médian : 17,10 (3–0,23–13,13). La charge hypoxique était significativement corrélée au volume de l’hippocampe gauche (r(53) = –0,2788, p = 0,039) et de l’amygdale gauche (r(53) = −0,324, p = 0,036).
Conclusion |
Chez les personnes âgées atteintes d’AOS, une charge hypoxique plus importante est significativement associée à une réduction des volumes de l’hippocampe gauche et de l’amygdale gauche, ce qui suggère un lien potentiel entre le stress hypoxémique nocturne et les altérations structurelles cérébrales.
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Vol 23 - N° 1
P. 34-35 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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