Prise en charge de la pseudo-polyarthrite rhizomélique en 2026 - 11/03/26
Management of polymyalgia rheumatica in 2026
, Hélène Greigert 2, 3, 4, Paul Ornetti 1, 5, 6, Jean-Francis Maillefert 1, 6, Bernard Bonnotte 2, 3, Maxime Samson 2, 3Résumé |
La pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR) est un rhumatisme inflammatoire fréquent du sujet âgé dont le traitement de référence reste la corticothérapie prolongée. Bien qu’efficace pour induire rapidement la rémission, cette stratégie expose à une morbidité iatrogène significative, incluant des complications cardiovasculaires, métaboliques et ostéoporotiques, même à faibles doses et pour des durées prolongées. Au cours de la dernière décennie, plusieurs traitements d’épargne cortisonique ont été évalués. Les inhibiteurs de l’IL-6R (tocilizumab et sarilumab) disposent du niveau de preuve le plus élevé, tant dans les PPR débutantes que corticodépendantes, avec une réduction significative des rechutes et des doses cumulées de corticoïdes. À l’inverse, les données concernant les traitements de fond conventionnels, notamment le méthotrexate, restent hétérogènes et suggèrent un bénéfice limité sur l’épargne cortisonique. D’autres approches émergentes, incluant les inhibiteurs de Janus kinases, ont montré des résultats prometteurs. Toutefois, leur profil de tolérance et leur place dans la stratégie thérapeutique nécessitent encore confirmation. Enfin, le taux élevé de rechute à l’arrêt des traitements d’épargne souligne l’importance de définir la durée optimale des traitements d’épargne et leurs modalités d’arrêt.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Polymyalgia rheumatica (PMR) is a common inflammatory rheumatic disease affecting older people, for which prolonged glucocorticoid therapy remains the standard of care. Although highly effective in rapidly inducing remission, this treatment strategy is associated with a substantial burden of iatrogenic morbidity, including cardiovascular, metabolic, and osteoporotic complications, even at low doses and with long-term exposure. Over the past decade, several steroid-sparing therapies have been evaluated. Interleukin-6 receptor inhibitors (tocilizumab and sarilumab) provide the highest level of evidence, both in newly diagnosed and in glucocorticoid-dependent PMR, with a significant reduction in relapse rates and cumulative glucocorticoid exposure. In contrast, data regarding conventional disease-modifying antirheumatic drugs, particularly methotrexate, remain heterogeneous and suggest a limited steroid-sparing effect. Other emerging therapeutic approaches, including Janus kinase inhibitors, have shown promising results. However, their safety profile and exact positioning within the therapeutic strategy still require confirmation. Finally, the high relapse rate observed after discontinuation of steroid-sparing therapies underscores the need to better define the optimal treatment duration and the most appropriate tapering and withdrawal strategies.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Pseudo-polyarthrite rhizomélique, Traitements d’épargne, Prise en charge thérapeutique
Keywords : Polymyalgia rheumatica, Therapeutics, Steroid-sparing therapies
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