Impact émotionnel et sclérose en plaques - 25/03/26
, Hajer Derbali, Ferdaoues Ben Chihi, Yasmine Mrad Dali, Meriam Messelmani, Malek Mansour, Jamel ZaoualiRésumé |
Introduction |
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central, influencée par divers facteurs déclenchants de poussées, dont le stress émotionnel, qui semble comme un élément potentiellement aggravant et encore mal défini.
Objectifs |
Étudier l’association entre les événements stressants — en termes d’intensité, de durée et de nombre — et la survenue de poussées chez des patients atteints de sclérose en plaques.
Méthodes |
Une étude prospective non randomisée, menée sur six mois, a inclus des patients atteints de sclérose en plaques rémittente récurrente âgés de plus de 18 ans, en dehors des poussées. Les événements stressants (EVS) étaient classés et évalués selon le Recent Life Change Questionnaire . L’impact émotionnel était mesuré par le Perceived Stress Scale et l’anxiété par le score de Hamilton. L’objectif était d’examiner la relation entre ces facteurs psychologiques et la survenue de poussées.
Résultats |
Trente patients ont été inclus, âge moyen 34 ans, avec une prédominance féminine (sex-ratio F/H = 2,75). Quatre-vingt-quatorze pour cent ont présenté au moins un événement stressant. La présence de deux événements ou plus augmentait le risque de poussée par treize. La catégorie et la sévérité selon le RLCQ n’étaient pas corrélées aux poussées. En revanche, la durée et l’intensité des événements stressants avaient un impact négatif. Un score de Hamilton ≥ 18 prédisait significativement la survenue de poussée.
Discussion |
Nos résultats confirment l’influence potentielle du stress dans la modulation de l’activité inflammatoire de la sclérose en plaques. L’association entre cumul d’événements stressants, anxiété élevée et risque accru de poussée suggère un rôle physiopathologique du stress chronique. Malgré un échantillon limité, l’étude souligne l’importance d’une prise en charge psychologique intégrée dans le suivi des patients.
Conclusion |
Le stress émotionnel, surtout lorsqu’il est intense, prolongé ou cumulé, augmente le risque de poussée dans la sclérose en plaques. L’évaluation et la gestion du stress devraient être intégrées systématiquement au parcours de soins.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Sclérose en plaques, Stress, Émotion
Plan
Vol 182 - N° S
P. S70-S71 - avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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