Leucoencéphalopathie retardée post hypoxique par intoxication à la prégabaline - 25/03/26
, Komi Igneza Agbotsou 1, Khouloud Zouari 1, Michel Azar 1, Fréderic Philippeau 2, Philippe Lejoyeux 1Résumé |
Introduction |
La leucoencéphalopathie post hypoxique retardée (LPHR) est caractérisée par la reprise de symptômes neurologiques à distance d’une hypoxie toxique grave, avec atteinte diffuse de la substance blanche encéphalique à l’imagerie.
Observation |
Nous rapportons le cas d’une femme de 59 ans avec antécédent d’hématome cérébral, qui à J17 d’un coma post-intoxication médicamenteuse volontaire par prégabaline et oxazepam, d’évolution favorable, est admise pour troubles du comportement et du langage évoluant progressivement vers une baisse de la vigilance, avec mutisme akinétique hypertonique.
L’EEG montrait un tracé d’encéphalopathie.
L’IRM cérébrale à J21 objectivait des plages en hypersignal de la substance blanche (SB) supratentorielle en diffusion et T2 FLAIR sans atteinte des noyaux gris, ni restriction de l’ADC, ni rehaussement, majorées à J30 ( Figure 1 ).
Un bilan large (infectieux, inflammatoire, paranéoplasique et métabolique) de leucopathie acquise, n’a pas objectivé d’étiologie. La ponction lombaire techniquement difficile, finalement réalisée à M2 objectivait 0,82 G/L de protéines avec présence de bandes oligoclonales.
La patiente s’est spontanément améliorée au bout d’1 mois et demi avec une bonne vigilance et interactions aux stimuli. La dernière imagerie réalisée à M9 ( Figure 2 ) objective une diminution nette des atteintes. À un an, l’évolution clinique était favorable, avec reprise d’un langage informatif et de la marche avec aide technique.
Discussion |
La LPHR est une complication rare des lésions hypoxo-ischémiques cérébrales. Surtout décrite dans l’intoxication au CO, elle est de plus en plus associée à des causes médicamenteuses, principalement les opioïdes et benzodiazépines. Le diagnostic repose sur un syndrome post-intervallaire avec lésions diffuses de la SB non rehaussées à l’imagerie sans autre étiologie. L’évolution est en règle favorable sans traitement.
Conclusion |
La LPHR est une entité clinicoradiologique qui devrait être connue pour éviter une errance diagnostique et thérapeutique, à évoquer également après une intoxication médicamenteuse grave notamment par prégabaline.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Intoxication, Leucoencéphalopathie retardée, Syndrome post-intervallaire
Plan
Vol 182 - N° S
P. S71-S72 - avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
