Étude monocentrique rétrospective de la prévalence de l’asthme chez les patients allergiques aux pollens de bouleau et de graminées au CHU de Strasbourg - 03/04/26
Résumé |
Prérequis/Contexte |
L’allergie aux graminées et aux bétulacées se caractérise le plus souvent par une rhinoconjonctivite. Il semble que l’existence associée d’un asthme soit sous-estimée.
Objectifs |
Évaluer la prévalence de l’asthme chez des patients allergiques à ces pollens et en décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et paracliniques.
Méthodes |
Étude monocentrique, observationnelle et rétrospective menée entre juin et novembre 2024 dans l’unité d’allergologie. Les patients inclus présentaient une sensibilisation aux pollens de bétulacées et/ou de graminées confirmée par tests cutanés, avec une symptomatologie respiratoire concordante durant la saison pollinique étudiée. Les données recueillies portaient sur les caractéristiques démographiques, les comorbidités allergiques, les tests allergologiques, la fonction respiratoire, l’éosinophilie sanguine, les scores de sévérité (GINA, ACT) et les traitements, incluant l’immunothérapie allergénique.
Résultats/Discussions |
Au total, 201 patients ont été inclus, avec un âge médian de 29 ans [14–43] et 56 % de femmes. L’asthme concernait 76,8 % des patients, dont 37,3 % de formes sévères (≥ GINA 4), et était contrôlé dans 68,4 % des cas au moment de la consultation. Concernant les autres comorbidités allergiques, 48 % avaient une dermatite atopique, 68,5 % des allergies alimentaires. 22,2 % étaient monosensibilisés aux graminées, 7,5 % aux bétulacées et 67,3 % avaient une double sensibilisation. La sensibilisation à d’autres allergènes était fréquente, notamment à d’autres pollens d’arbres, aux acariens, aux allergènes d’animaux, avec une sensibilisation aux moisissures significativement plus élevée chez les asthmatiques sévères (56,7 %). Le VEMS moyen était de 92 %. 59 % des patients avaient une éosinophilie supérieure à 150/mm 3 . 62,3 % avaient un traitement inhalé de fond, 9 % une biothérapie et 58,9 % une immunothérapie allergénique pollinique.
Conclusion |
Parmi les patients allergiques aux pollens de bétulacées et de graminées suivis en milieu hospitalier, souvent polysensibilisés, l’asthme est fréquent, avec une proportion élevée de formes sévères. Il est donc important de rechercher ce critère de gravité de l’allergie respiratoire afin d’adapter l’arsenal thérapeutique.
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Vol 66 - N° S
Article 104959- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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