Rash acnéiforme sous panitumumab : apport de l’évaluation allergologique - 03/04/26
, O. Hormi 1, L. El Yamani 1, N. Haddar 1, N. Zerrouki 1, 2, N. Zizi 1, 2Résumé |
Prérequis/Contexte |
Le panitumumab, anticorps monoclonal anti-EGFR, est fréquemment responsable de toxicités cutanées, notamment le rash acnéiforme, pouvant être confondu avec une hypersensibilité médicamenteuse. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’apport de l’évaluation allergologique dans le diagnostic et la prise en charge de cette toxicité.
Objectifs |
Décrire les caractéristiques cliniques du rash acnéiforme induit par le panitumumab et évaluer l’apport de l’évaluation allergologique dans le diagnostic différentiel avec une hypersensibilité médicamenteuse et dans la prise en charge des patients.
Méthodes |
Une étude rétrospective descriptive a été menée chez 14 patients traités par panitumumab et adressés en consultation d’allergologie pour une éruption cutanée suspecte d’origine médicamenteuse. Les données démographiques, cliniques, chronologiques, biologiques, thérapeutiques et évolutives ont été analysées.
Résultats/Discussions |
Tous les patients (100 %) étaient traités par panitumumab pour des cancers solides, dont 71 % pour un cancer colorectal et 29 % pour d’autres cancers digestifs. La population comprenait 10 hommes (71 %) et 4 femmes (29 %), avec un âge moyen de 61 ans (±8 ans). Le rash est apparu entre 7 et 21 jours après la première dose chez 86 % des patients, avec un délai médian de 12 jours. Les lésions étaient papulo-pustuleuses dans tous les cas, touchant le visage (100 %), le cou (86 %), le cuir chevelu (43 %) et le tronc (57 %), sans atteinte muqueuse ni signe systémique. Un prurit léger était rapporté chez 29 % des patients. Aucune hyperéosinophilie n’a été observée, et aucun signe biologique ou clinique ne suggérait un mécanisme allergique. La prise en charge reposait sur des émollients et dermocorticoïdes topiques chez 100 % des patients, avec antibiothérapie locale ou systémique chez 57 %. Aucun arrêt définitif du panitumumab n’a été nécessaire, et l’évolution clinique a été favorable pour l’ensemble des patients.
Conclusion |
Le rash acnéiforme induit par le panitumumab est une toxicité cutanée fréquente pouvant mimer une hypersensibilité médicamenteuse. L’évaluation allergologique permet de sécuriser le diagnostic, d’éviter des interruptions thérapeutiques inappropriées et d’optimiser la prise en charge des patients.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 66 - N° S
Article 104913- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
