Pratique de cardiologie nucléaire en Afrique de l’Ouest : revue systématique de la littérature - 17/04/26
Nuclear cardiology practice in West Africa: A systematic literature review
, N.N. Kouassi-Aboukoua, S. Keita, J.L. One, A.L. Djobo, F.A. Ayegbeu, É.É.G. Zunon-Kipré, N.K.J. N’drin, B.-L. Faussignaux, G.M. Gbogbo, P. Yeo, A. Kouame-KoutouanRésumé |
Contexte |
En Afrique de l’Ouest, les maladies cardiovasculaires augmentent rapidement avec la transition épidémiologique. Pourtant, la cardiologie nucléaire, essentielle au diagnostic fonctionnel, reste peu développée et insuffisamment documentée.
Méthodes et résultats |
Une revue systématique (MEDLINE, Google Scholar, 1970–2025), suivant PRISMA, a identifié 13 articles dont 8 inclus, menés au Sénégal, au Burkina Faso et au Niger. Toutes les études concernaient la tomoscintigraphie par émission monophotonique (TEMP) appliquée à la coronaropathie. Les indications étaient variées : dépistage d’ischémie silencieuse, suspicion d’angor, douleurs thoraciques atypiques, suivi post-infarctus ou post-pontage. Le radiopharmaceutique le plus utilisé était le sestamibi-99mTc, parfois la tétrofosmine-99mTc. L’âge moyen variait de 47 à 67 ans, avec une proportion d’hommes de 37,8 % à 60,27 %. Deux études comparaient la TEMP à l’échocardiographie. Aucun effet indésirable majeur n’a été rapporté. Les diagnostics les plus fréquents étaient l’ischémie myocardique, la nécrose et les formes mixtes. La qualité méthodologique était jugée satisfaisante, malgré l’absence d’échantillonnage aléatoire et de sous-analyses.
Conclusion |
La cardiologie nucléaire en Afrique de l’Ouest reste limitée, concentrée sur quelques centres et centrée sur la TEMP coronarienne. Le retard observé souligne la nécessité d’investissements, de formation et d’harmonisation. Son extension pourrait améliorer significativement la prise en charge des maladies cardiovasculaires croissantes en Afrique de l’Ouest.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Background |
In West Africa, cardiovascular diseases are rising rapidly due to the epidemiological transition. Yet, nuclear cardiology, crucial for functional diagnosis, remains underdeveloped and poorly documented.
Methods and results |
A systematic review (MEDLINE, Google Scholar, 1970–2025), conducted according to PRISMA guidelines, identified 13 articles, of which 8 were included. These studies, conducted in Senegal, Burkina Faso, and Niger, all focused on single-photon emission computed tomography (SPECT) applied to coronary artery disease. Reported indications included silent ischemia screening, suspected angina or coronary artery disease, atypical chest pain, and follow-up after myocardial infarction or bypass surgery. The most frequently used radiopharmaceutical was 99mTc-sestamibi, occasionally combined with 99mTc-tetrofosmin. The mean age of patients ranged from 47 to 67 years, with male proportions between 37.8% and 60.27%. Two studies compared SPECT with transthoracic echocardiography. No major adverse events were reported. The most common diagnoses were myocardial ischemia, necrosis, and mixed patterns. Methodological quality was generally satisfactory, although limited by the lack of random sampling and subgroup analyses.
Conclusion |
Nuclear cardiology in West Africa remains restricted to a few centers and predominantly limited to coronary SPECT imaging. This delay highlights the urgent need for infrastructure investment, specialist training, and protocol harmonization. Expansion of nuclear cardiology could substantially improve cardiovascular disease management in West Africa, where their burden is rapidly increasing.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cardiologie nucléaire, Scintigraphie, Imagerie de perfusion myocardique, Afrique de l’Ouest
Keywords : Nuclear cardiology, Myocardial perfusion imaging, Scintigraphy, West Africa
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
