S'abonner

Détection de substances atypiques dans les cheveux : application à un cas de soumission chimique - 26/04/26

Doi : 10.1016/j.toxac.2026.03.104 
Morgane Baudry 1, , Laurie Gheddar 1, Nadia Arbouche 1, Alice Ameline 1, Anne-Laure Pélissier 2, Valérie Baillif-Couniou 2, Jean-Sébastien Raul 1, Pascal Kintz 1, 3
1 Institut de médecine légale, Strasbourg, France 
2 Laboratoire de toxicologie médicolégale, AP–HM, Marseille, France 
3 X-Pertise Consulting, Mittelhausbergen, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les cas de soumission chimique, définis comme l’administration à l’insu ou sous contrainte d’une substance psychoactive dans le but de commettre un délit ou un crime, augmentent en France. La littérature scientifique rapporte principalement l’implication de benzodiazépines, d’antihistaminiques, d’opioïdes ou d’antidépresseurs. Cependant, certaines molécules moins fréquentes ou inattendues peuvent également être détectées.

Description du cas

Une femme de 31 ans aurait été droguée au domicile d’une connaissance. Après une soirée, le jeune homme l’invite chez lui et la contraint à fumer un joint. Elle présente ensuite une amnésie rétrograde pour le reste de la nuit, hormis un réveil au cours duquel elle constate un viol. La victime consomme de l’alcool de manière régulière, nie l’usage de stupéfiant et suit des traitements médicamenteux : alprazolam occasionnellement avant les faits ; morphine, cyamémazine, néfopam, tramadol, codéine et paracétamol depuis. Seuls trois prélèvements de cheveux (blonds, orientés, > 10 cm) ont été réalisés 45 jours après les faits.

Méthode

Les cheveux ont été analysés par LC-HRMS et UPLC-MS/MS ; les cannabinoïdes ont été recherchés par GC-MS.

Résultats et discussion

Ont été détectés dans les cheveux : alprazolam (0,8 pg/mg), cyamémazine (3,5 pg/mg), cocaïne (315 pg/mg), benzoylecgonine (117 pg/mg), métoclopramide (49 pg/mg), morphine (19 pg/mg), néfopam (105 pg/mg), et tramadol ( < 100 pg/mg). La plupart des résultats reflètent les traitements déclarés. La présence de cocaïne et de métoclopramide interpelle, la victime niant l’usage de stupéfiants. La concentration capillaire de cocaïne suggère une exposition unique, tandis que l’interprétation du métoclopramide reste incertaine.

Conclusion

Ce cas souligne la nécessité d’analyses larges en soumission chimique, car les substances administrées ne sont pas toujours sédatives et peuvent être stimulantes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2026  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 38 - N° 1S

P. S68 - mai 2026 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Analyse toxicologique d’une série de e-liquides de type PTC « Pète ton Crâne » contenant des cannabinoïdes de synthèse impliquée dans des intoxications aiguës en Île-de-France
  • Tiphaine Robin, Pamela Dugues, Sevag Chenorhokian, Sabrina Cherki, Gregory Pfau, Jean Claude Alvarez, Islam Amine Larabi
| Article suivant Article suivant
  • Détection du métizolam dans un contexte de soumission chimique : premier cas rapporté en toxicologie médico-légale
  • Marie Bellouard, Adeline Knapp, Caroline Rambaud, Islam Amine Larabi, Charlotte Mayer, Jean-Claude Alvarez

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Déjà abonné à cette revue ?

Elsevier s'engage à rendre ses eBooks accessibles et à se conformer aux lois applicables. Compte tenu de notre vaste bibliothèque de titres, il existe des cas où rendre un livre électronique entièrement accessible présente des défis uniques et l'inclusion de fonctionnalités complètes pourrait transformer sa nature au point de ne plus servir son objectif principal ou d'entraîner un fardeau disproportionné pour l'éditeur. Par conséquent, l'accessibilité de cet eBook peut être limitée. Voir plus

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.


Tout le contenu de ce site: Copyright © 2026 Elsevier, ses concédants de licence et ses contributeurs. Tout les droits sont réservés, y compris ceux relatifs à l'exploration de textes et de données, a la formation en IA et aux technologies similaires. Pour tout contenu en libre accès, les conditions de licence Creative Commons s'appliquent.