Vessies neurologiques de l'enfant : approches diagnostique et thérapeutique - 04/06/26
: Praticien hospitalier, J. Pinol : Assistante chef de clinique, A. Lachkar : Praticien hospitalier contractuel, P. Gastaldi : Praticien hospitalier, T. Merrot : Professeur des Universités, Praticien hospitalier, A. Faure : Professeur des Universités, Praticien hospitalierRésumé |
Le diagnostic d'une vessie neurologique peut être évident devant la présence d'un dysraphisme spinal de type myéloméningocèle à la naissance, suspecté devant des troubles mictionnels initialement souvent considérés bénins mais en échec itératif des thérapeutiques entreprises ou à l'occasion d'un bilan pratiqué pour une autre symptomatologie, comme devant une constipation sévère ou des troubles de comportement avec encoprésie. Un examen clinique minutieux et des explorations urodynamiques sont souvent obligatoires pour le diagnostic et le traitement de ces enfants, car les corrélations anatomocliniques sont pauvres. Si la fuite urinaire est le symptôme le plus apparent et celui qui conduit souvent la thérapeutique, la préservation de l'appareil urinaire supérieur est le principal objectif de la prise en charge. L'histoire naturelle de la vessie neurologique conduit à une augmentation des pressions intravésicales altérant le détrusor et une dyssynergie vésicosphinctérienne qui entraînent une véritable uropathie obstructive par altération de l'écoulement urétéral. Chez l'enfant d'âge scolaire, le traitement de l'incontinence urinaire devient une nécessité du fait de la socialisation de l'enfant. L'obtention d'une continence sociale nécessite un stockage des urines dans un réservoir vésical capacitif à basse pression, une vidange vésicale régulière, complète et des résistances sphinctériennes suffisantes. Le haut appareil urinaire est préservé, et une continence sociale devient possible en assurant une vidange vésicale adaptée par des cathétérismes intermittents. L'obtention d'une bonne capacité vésicale est faite grâce aux anticholinergiques et aux injections de toxine botulique, voire un agrandissement vésical. L'augmentation des résistances sphinctériennes nécessite, elle, un traitement chirurgical qui est principalement mini-invasif à l'âge pédiatrique. Toutes ces techniques doivent tenir compte du sexe du patient, de son âge et de son environnement social mais doivent être intégrées aussi dans une prise en charge plus complète, car ces patients présentent très souvent des troubles orthopédiques, digestifs et sexuels associés. Le but ultime est d'obtenir pour ces patients une vie sociale le plus acceptable possible.
Mots-clés : Incontinence urinaire, Vessie neurologique, Dysraphisme spinal, Dyssynergie vésicosphinctérienne, Sondage intermittent, Anticholinergique, Injection toxine botulique, Agrandissement vésical
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