Alternative model for personality disorders and drug use among the homeless individuals - 18/06/26
Modèle alternatif des troubles de la personnalité et usage de drogues chez les sans-domicile
, Serge Combaluzier bAbstract |
Objectives |
This article aims to examine the contribution of the Alternative Model for Personality Disorders (AMPD) in relation to social exclusion and substance use. Indeed, numerous studies converge in highlighting a higher prevalence of personality disorders and substance use among homeless individuals. Since its publication in 2013 the DSM-5 has proposed an Alternative Model for Personality Disorders, allowing for an assessment of personality based on two criteria: the level of personality functioning (Criterion A) and pathological personality traits (Criterion B). The tools developed for this model – the Level of Personality Functioning Scale Brief Form and the Personality Inventory for DSM-5-Brief Form – have been validated in French, enabling their use in clinical research on French-speaking populations.
Methods |
The LPFS-BF and the PID-5-BF were administered to 30 voluntary residents of social reintegration centers. Additionally, a control group of 30 individuals from the general population was selected to ensure gender and age homogeneity between the groups. Fisher's exact test, binomial logistic regression analysis, and linear regression analysis were conducted to explore the relationships between personality factors, substance use, and precariousness.
Results |
The analysis of mean scores did not reveal significant personality differences between residents in social reintegration centers and the general population; only substance use was found to be significantly higher among homeless individuals ( P > 001). Fisher's exact test confirmed the relationship between social exclusion, substance use, and the risk of personality disorders ( P > 001). A high-risk score for personality disorders was associated with a more than ninefold increase in the likelihood of high-risk substance use (relative risk = 9.63, 95% CI: 1.5–63.5) among homeless individuals. Binomial logistic regression analysis identified self-direction as a protective factor against precariousness, whereas disinhibition was identified as a risk factor. Specifically, the combination of low self-direction and high disinhibition appeared to increase the risk of homelessness. Finally, self-direction ( P = 0.012), negative affectivity ( P = 0.047), and detachment ( P = 0.034) were found to play a significant role in the risk of developing a substance use disorder ( n = 60). Self-direction emerged as a key factor in the relationship between substance use and precariousness.
Conclusions |
These results highlight the relevance of the Alternative Model for Personality Disorders (AMPD) in understanding the interactions among psychosocial difficulties, substance use, and personality. In particular, they emphasize that among homeless individuals an increased risk of personality disorders is closely associated with risky substance use. Furthermore, self-direction emerges as a key factor in mitigating vulnerability to precariousness, whereas disinhibition constitutes a risk factor. These findings offer promising avenues for the development of targeted interventions aimed at enhancing personal resources and reducing risky behaviors among this highly vulnerable population. The issue of the homeostatic function of personality also arises and warrants investigation in future research.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Objectifs |
Cet article examine comment le modèle alternatif des troubles de la personnalité du DSM-5 peut éclairer les liens entre exclusion sociale et usage de substance, notamment chez les personnes sans-domicile (SD), dont la fréquence des troubles de la personnalité et l’usage de substance sont reconnus dans la littérature. Les outils évaluant les niveaux de fonctionnement de la personnalité (critère A) et les dimensions pathologiques de la personnalité (critère B) ont été validées en français, permettant une investigation en population clinique française.
Méthode |
Trente résidents volontaires en centre d’hébergement et de réinsertion sociale et trente individus de la population générale (groupes homogènes en âge et en genre) ont été évalués à l’aide du Level of Personality Functioning Scale Brief Form (LPFS-BF) et du Personality Inventory for DSM-5-Brief Form (PID-5-BF). Un test de Fischer, une analyse de régression logistique binomiale et une analyse de régression linéaire ont été réalisés, afin d’identifier les liens entre facteurs de personnalité, usage de substance et précarité.
Résultats |
Aucune différence significative sur le plan de la personnalité n’a été observée entre les deux groupes, hormis une consommation de substances significativement plus élevée chez les sans-domicile ( p > 001). Le test de Fischer confirme le lien entre exclusion sociale, usage de substance et risque de trouble de la personnalité ( p > 001). Le fait d’avoir un score à risque de troubles de la personnalité augmente le risque de plus de 9 fois (risque relatif 9,63, IC 95 % : 1,5–63,5) de présenter un score à risque de consommations de substance chez les personnes sans-domicile. Par ailleurs, l’autodétermination se révèle être un facteur protecteur contre la précarité, tandis que la désinhibition augmente le risque d’exclusion sociale. Enfin, l’autodétermination ( p = 0,012), l’affectivité négative ( p = 0,047) et le détachement ( p = 0,034) jouent un rôle significatif dans le risque de troubles de l’usage de substance, soulignant l’importance spécifique de l’autodétermination dans la relation entre usage de substance d’une part, et précarité d’autre part.
Conclusions |
Ces résultats soulignent la pertinence du MATP pour comprendre les interactions entre difficultés psychosociales, usage de substances et personnalité. Chez les personnes SD, un risque élevé de troubles de la personnalité est associé à une consommation de produits à risque, tandis que l’autodétermination apparaît comme un facteur de protection face au sans-abrisme et la désinhibition, comme un facteur de risque. Ces observations renvoient à la fonction homéostasique de la personnalité, qui mériterait d’être étudiée davantage à l’aide du MATP.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Personality, The alternative DSM-5 model for personality disorders, Homeless, Substance use
Mots clés : Personnalité, Modèle alternatif des troubles de la personnalité DSM-5, Sans-domicile, Usage de substances
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