Antiarythmiques - 28/08/26
: Professeur des Universités, praticien hospitalier, T. Lenormand : Chef de clinique, assistant des Hôpitaux, A. Bodin : Praticien hospitalier, L. Fauchier : Professeur des Universités, praticien hospitalierRésumé |
Depuis des décennies d'utilisation, on connaît bien, maintenant, l'efficacité mais aussi les limites des antiarythmiques actuellement disponibles. Que ce soit les antiarythmiques de la classe I de Vaughan-Williams, qui sont assez efficaces mais contre-indiqués dans l'insuffisance coronaire et l'insuffisance cardiaque, ou les antiarythmiques de la classe III, qui exposent aux risques proarythmiques de torsades de pointes ou de toxicité à long terme, leur utilisation est parfois délicate. La prévention de ces effets indésirables passe par des règles systématiques : vérifier indications et contre-indications, doses progressives, éviter les doses de charge et les associations thérapeutiques dangereuses, éliminer les facteurs d'aggravation, surveiller régulièrement les patients surexposés. Devant ces contraintes et l'absence de réelle innovation pharmacologique, les alternatives non médicamenteuses (ablation, défibrillation) se sont largement développées, ces dernières années. Il est nécessaire de poursuivre les recherches dans ce domaine, afin d'optimiser les stratégies antiarythmiques chez les patients porteurs de troubles du rythme cardiaque, en particulier quand ils compliquent l'insuffisance cardiaque.
Mots-clés : Antiarythmiques, Fibrillation atriale, Tachycardie ventriculaire, Effet proarythmique, Torsade de pointes, Interaction médicamenteuse
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