Mycobactérioses cutanées dues à M. ulcerans, M. marinum, M. abscessus, M. chelonae et autres mycobactéries non tuberculeuses - 17/09/26
: Directeur de recherche Inserm, C. Poignon b, c : Assistant hospitalo-universitaire, R. Chenouard d : Praticienne hospitalière, A. Aubry b, c : Professeure des Universités, praticienne hospitalière, E. Carbonnelle e : Professeur des Universités, praticien hospitalier, P. Santucci f : Chargé de recherche CNRS, S. Canaan f : Directeur de recherche CNRS, E. Cambau g : Professeur des Universités, praticien hospitalier, J.-L. Herrmann h, i : Professeur des Universités, praticien hospitalierRésumé |
Chez l'homme, de nombreuses espèces mycobactériennes, dites non tuberculeuses (anciennement appelées atypiques), peuvent être à l'origine d'infections, appelées mycobactérioses. Seules les mycobactérioses cutanées seront abordées dans ce chapitre. Deux d'entre elles, parmi les plus fréquentes, surviennent chez le sujet immunocompétent. Il s'agit, d'une part, de l'ulcère de Buruli (dû à Mycobacterium [ M. ] ulcerans ), rapporté dans un grand nombre de pays de la zone intertropicale, mais aussi en Australie, et, d'autre part, du « granulome des piscines » , ou « granulome des aquariums » (dû à M. marinum ), dans les pays de l'hémisphère nord. Les autres mycobactéries responsables d'infections cutanées surviennent préférentiellement en cas d'immunodépression générale ou d'effraction cutanée (accidentelles ou iatrogènes). Les mycobactérioses cutanées survenant en cas d'effraction cutanée (mésothérapie, chirurgie) sont principalement dues aux mycobactéries appartenant aux complexes de M. fortuitum , M. chelonae , et M. abscessus . Les mycobactérioses survenant en cas d'immunodépression générale (infection par le virus de l'immunodéficience humaine, transplantations) sont essentiellement dues à M. haemophilum et à M. kansasii . Dans tous les cas, mais plus encore en cas d'immunodépression, ces infections cutanées peuvent s'étendre aux tissus profonds, voire se disséminer dans l'organisme. Pour toutes ces infections, le seul diagnostic de certitude est la mise en évidence de la mycobactérie. L'identification précise de l'espèce en cause est indispensable pour l'adaptation du traitement (médical et/ou chirurgical), qui diffère selon l'espèce. Depuis 2010, cette identification a été grandement améliorée grâce aux techniques de biologie moléculaire et à la spectrométrie de masse. Cependant, il est important de garder en mémoire que, mis à part pour M. ulcerans et M. marinum , considérées comme des mycobactéries pathogènes strictes, la présence d'une mycobactérie non tuberculeuse dans un prélèvement cutané doit être confrontée aux données cliniques et radiologiques afin de différencier une réelle infection d'une contamination du prélèvement par des mycobactéries saprophytes de l'environnement.
Mots-clés : Mycobactéries non tuberculeuses, Mycobactérioses cutanées, Mycobacterium ulcerans, Mycobacterium marinum, Mycobacterium abscessus, Mycobacterium chelonae, Mycobacterium fortuitum
Plan
| Les annexes indiquées dans ce PDF sont présentes dans la version étendue de l'article disponible sur nos plateformes. |
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à ce traité ?
