Protection de l’enfance et centre hospitalier universitaire - 29/09/26
Résumé |
Introduction |
Les violences envers les enfants constituent un enjeu majeur de santé publique et de protection de l’enfance. Elles peuvent survenir dans différents contextes, mais une grande partie se déroule au sein de la sphère familiale. Les violences intrafamiliales regroupent plusieurs formes de maltraitance : physiques, sexuelles, psychologiques et des négligences. Ces situations entraînent des conséquences importantes sur la santé des enfants : troubles psychologiques (anxiété, dépression, etc.), troubles du comportement et de l’attachement, difficultés sociales et scolaires. En France, la protection des mineurs a été renforcée ces dernières années, notamment par la création d’unités d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) dans les hôpitaux afin d’assurer une prise en charge médicale, sociale et judiciaire coordonnée des enfants victimes. Dans ce contexte, les structures hospitalières comme les centres hospitaliers universitaires (CHU) jouent un rôle clé dans le repérage précoce, l’évaluation du danger et l’orientation vers les dispositifs de protection. Les professionnels de santé sont confrontés tous les jours à des situations qui bouleversent les pratiques et au CHU de Bordeaux, une équipe pluridisciplinaire travaille en collaboration étroite afin d’œuvrer pour la protection de l’enfance. Il est donc important de sensibiliser les professionnels aux différentes formes de violences faites aux enfants et à leurs conséquences sur le développement et la santé, afin de permettre l’identification des signaux d’alerte dans cette population : changement de comportement, troubles du sommeil ou de l’alimentation, anxiété, repli ou agressivité. Cette démarche s’appuie sur la présentation des dispositifs de protection (UAPED/équipe pluridisciplinaire de repérage et de réponse aux enfants en danger), le rappel des procédures à suivre en cas de suspicion ou de révélation de violences (information préoccupante [IP], signalement), ainsi que sur l’importance de la coordination entre les acteurs sanitaires, sociaux et judiciaires.
Matériels et méthodes |
– Présentation des structures, de leurs missions et de leur fonctionnement.
– Repérage et écoute de la parole de l’enfant.
– Mesures face aux violences (IP/signalement).
– Orientation vers les dispositifs et ressources adaptés.
Résultats |
Bien que le nombre d’IP et de signalements émanant des services hospitaliers augmente chaque année grâce à une sensibilisation accrue des professionnels, les différents dispositifs de protection de l’enfance et leur fonctionnement restent encore mal connus pour beaucoup. Lorsqu’un enfant est en danger ou susceptible de l’être, il est essentiel de pouvoir accueillir sa parole dans un climat sécurisant – ce qui peut parfois être difficile en milieu hospitalier – en adoptant une posture bienveillante : ne pas juger ni minimiser ses propos, le rassurer et lui rappeler qu’il n’est pas responsable de la situation. Il est également important de lui expliquer les suites qui pourront être données.
Impacts |
La protection des enfants face aux violences repose sur le repérage précoce des situations à risque, la prise en compte et l’écoute de la parole de l’enfant, ainsi que la coordination entre les acteurs sanitaires, sociaux et judiciaires. Les structures hospitalières, notamment les CHU, occupent une place centrale dans ce dispositif en contribuant à identifier les situations de danger, à protéger les victimes et à orienter les familles vers les ressources adaptées.
Conclusion |
Il est essentiel de connaître et de savoir identifier les ressources disponibles afin d’améliorer l’efficacité de la prise en charge et la protection des enfants.
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Vol 25 - N° 5S
P. S35-S36 - septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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