Prévalence et caractéristiques de syndrome métabolique chez les patients atteints d’hyperaldostéronisme primaire - 01/10/26
Résumé |
Introduction |
L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) est la première cause d’hypertension artérielle endocrine, concernant environ 10 % des patients hypertendus, et s’associe à un excès de risque cardiovasculaire et métabolique. La prévalence du syndrome métabolique dans cette population reste insuffisamment caractérisée.
Objectif |
Déterminer la prévalence et décrire les caractéristiques du syndrome métabolique chez les patients atteints d’HAP.
Matériels et méthodes |
Étude rétrospective descriptive et analytique sur 3 ans (janvier 2023–janvier 2026), service d’endocrinologie du CHU Hassan II. Inclusion : HAP confirmé par rapport aldostérone/rénine élevé et anomalies à l’imagerie surrénalienne. Syndrome métabolique défini selon les critères IDF 2023 : obésité abdominale obligatoire (≥ 94 cm/hommes, ≥ 80 cm/femmes) et au moins deux critères parmi triglycérides ≥ 150 mg/dL, HDL bas, PA ≥ 130/85 mmHg ou traitement antihypertenseur, glycémie à jeun ≥ 100 mg/dL ou traitement antidiabétique.
Résultats |
Trente-cinq patients inclus (74,3 % de femmes ; âge : 42,3 ± 8,2 ans ; IMC : 26,1 ± 4,1 kg/m 2 ). Obésité abdominale : 77,1 % (tour de taille : 101 ± 13 cm) ; obésité : 28,6 % ; surpoids : 60 %. La prévalence du syndrome métabolique était de 54,3 %, maintenue après exclusion du critère tensionnel. Anomalies métaboliques : diabète ou pré-diabète (31,4 %), hypertriglycéridémie (34,3 %) et hypo-HDLémie (57,1 %).
Conclusion |
Plus de la moitié des patients atteints d’HAP présentaient un syndrome métabolique, indépendamment du critère tensionnel. Un dépistage systématique s’impose dans cette population, et des études prospectives sur de plus larges effectifs sont nécessaires pour préciser les mécanismes physiopathologiques impliqués.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 87 - N° 5
Article 102864- septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

