Traitement antidiabétique et productivité professionnelle : avantage des iDPP4 et iSGLT2 versus insuline humaine chez 215 travailleurs diabétiques - 01/10/26
, R. Ben Othman, Dr b, N. Belhadj, Dr c, I. Jameleddine, Dr a, H. Jamoussi, Dr bRésumé |
Introduction |
Le choix du traitement antidiabétique chez le patient actif dépasse la seule efficacité glycémique : risque hypoglycémique, contraintes d’administration et tolérance conditionnent directement la performance au travail. Peu d’études ont comparé l’impact des classes thérapeutiques sur la productivité en contexte nord-africain.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude transversale analytique menée à l’institut national de nutrition de Tunis et secteur privé entre 2023–2025 avec 215 travailleurs diabétiques recrutés. Pour chaque classe d’antidiabétique, les quatre dimensions du WPAI-GH étaient comparées en analyse univariée puis en régression linéaire multiple.
Résultats |
Plus que la moitié (56,3 %) des patients étaient sous insuline, dont 35,8 % sous insuline humaine. Cette dernière était associée à une dégradation de l’ensemble des dimensions du WPAI-GH : absentéisme (37,5 % vs 30,3 % ; p = 0,013), présentéisme ( p = 0,025), baisse de productivité (61,4 % vs 52,7 % ; p = 0,005) et limitation des activités quotidiennes ( p = 0,006). Un schéma purement injectable aggravait également le présentéisme ( p = 0,044), la productivité ( p = 0,002) et les activités quotidiennes ( p = 0,037). À l’opposé, les iSGLT2 (7 %) étaient associés à un absentéisme plus faible (16,2 % vs 32,3 % ; p = 0,007) et les iDPP4 (7,9 %) à moins de présentéisme ( p = 0,038) et de baisse de productivité ( p = 0,01). En analyse multivariée, les iDPP4 constituaient un facteur protecteur indépendant de la productivité (B = −20,5 ; p = 0,031). Le schéma purement injectable aggravait le présentéisme ( p = 0,044), la productivité ( p = 0,002) et les activités quotidiennes ( p = 0,037).
Conclusion |
Le choix du traitement antidiabétique influence significativement la performance professionnelle. Les iDPP4 et iSGLT2, par leur faible risque hypoglycémique et leur simplicité d’administration, semblent particulièrement adaptés aux contraintes du milieu professionnel, invitant à personnaliser la stratégie thérapeutique chez les patients en activité.
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Vol 87 - N° 5
Article 102964- septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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