Tumeur du rein : entités fréquentes et nouveaux concepts dans l'Organisation mondiale de la santé 2022 - 16/10/26
, P. Camparo b, N. Rioux Leclercq cRésumé |
La cinquième édition de la classification de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des tumeurs urinaires et génitales masculines a apporté d'importantes évolutions dans la classification des tumeurs rénales. L'un des principaux changements repose sur une organisation des tumeurs rénales épithéliales en six grands groupes, fondée sur leurs caractéristiques morphologiques, cytologiques, et sur leurs altérations moléculaires. L'apport de la biologie moléculaire occupe désormais une place majeure dans cette classification. Ces principaux groupes incluent, par ordre de fréquence : les tumeurs rénales à cellules claires, les tumeurs rénales papillaires ainsi que les tumeurs rénales éosinophiles oncocytaires et chromophobes. Deux nouvelles grandes catégories ont, par ailleurs, été introduites dans la classification OMS 2022 : les tumeurs rénales définies sur le plan moléculaire et les autres tumeurs rénales. La catégorie des tumeurs rénales définies sur le plan moléculaire illustre particulièrement l'importance grandissante des données de biologie moléculaire dans la classification actuelle. Elle inclut notamment les carcinomes avec réarrangement ou amplification de TFE3 / TFEB , le carcinome avec réarrangement d' ALK ( « anaplastic lymphoma kinase » ), les carcinomes FH ( « fumarate hydratase » ) et SDH ( « succinate déshydrogénase » ) déficients ainsi que le carcinome ELOC muté. La catégorie des autres tumeurs rénales correspond à un groupe hétérogène, regroupant les tumeurs rénales qui ne peuvent être classées dans les autres catégories. On y retrouve le carcinome à cellules éosinophiles solide et kystique, qui constitue une nouvelle entité reconnue. Au-delà de l'introduction de nouvelles entités et catégories, l'OMS 2022 a également apporté des précisions concernant la classification des carcinomes rénaux papillaires et des tumeurs à cellules éosinophiles, pour lesquelles des entités provisoires ont été intégrées, telles que la tumeur oncocytaire de bas grade (LOT) et la tumeur à cellules éosinophiles vacuolisées (EVT). Ces entités témoignent du caractère évolutif de cette classification et de l'importance d'une approche intégrée, associant les données morphologiques, immunohistochimiques et moléculaires.
Mots-clés : Tumeurs rénales, Carcinome rénaux, Classification OMS 2022, Biologie moléculaire
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