Prolapsus génitaux - 01/01/91
Clinique universitaire de gynécologie-obstétrique et pathologie de la reproduction, pavillon Paul-Gellé, 59100 Roubaix France
Hôpital de la Conception, 13000 Marseille France
Résumé |
Le prolapsus pelvi-génital est une entité anatomo-clinique correspondant à la défaillance des systèmes de soutènement et de suspension des organes pelviens de la femme, qui font issue à travers l'orifice vulvo-génital. Les formes anatomiques sont donc variées, associant diversement :
A ces variétés anatomiques se superposent sans parallélisme des troubles fonctionnels divers, spécifiques ou non, qui sont le motif de la consultation. Tous les intermédiaires s'observent entre l'anomalie anatomique mineure (non invalidante ou associée à des signes fonctionnels non liés au prolapsus) et le prolapsus total extériorisé dans sa forme historique. A l'extériorisation des organes pelviens peut s'associer l'incontinence urinaire d'effort qui constitue souvent le principal ou le seul motif de consultation, ou l'incontinence anale.
Le traitement du prolapsus, qui reste essentiellement chirurgical, est une chirurgie reconstructrice de restauration anatomique, mais aussi et surtout une chirurgie fonctionnelle. Son indication est donc posée en fonction du gain de confort espéré, confronté aux risques vitaux de l'acte opératoire, devenus mineurs avec les progrès de l'anesthésie, et à l'éventualité de troubles fonctionnels postopératoires. Elle n'est donc pas toujours souhaitable.
Malgré les progrès de l'obstétrique, le prolapsus génital de première main ou récidive après chirurgie, l'incontinence urinaire d'effort isolée, associée au prolapsus, apparue ou récidivée après chirurgie, n'ont pas diminué de fréquence. Bien au contraire, le fatalisme et la dissimulation régressant, la longévité, le souci de normalité anatomique et d'intégrité fonctionnelle augmentant, le prolapsus et l'incontinence urinaire sont un des motifs de consultation les plus fréquents en chirurgie gynécologique.
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à ce traité ?
