CMV et grossesse - 24/11/08
, François Audibert b, Michèle Vial-Courmont bRésumé |
L'infection congénitale à cytomégalovirus (CMV), de par sa fréquence et sa gravité potentielle, constitue un problème de Santé publique. Au cours de ces dernières années, de réels progrès ont été réalisés, mais de nombreux problèmes subsistent. Sur le plan de l'histoire naturelle de l'infection, des études ont été réalisées en France permettant de mieux connaître la séroprévalence, l'incidence, le taux de transmission du virus au fœtus, ainsi que les conséquences cliniques en cas de primo-infection ; en revanche, l'incidence et les conséquences des infections secondaires (réinfection, réactivation) n'ont pas étéétudiées de façon extensive dans notre pays.
Par ailleurs, grâce à la mise au point de techniques telles que la mesure de l'indice d'avidité des IgG, le diagnostic des infections maternelles est devenu beaucoup plus fiable. De même, l'utilisation de techniques de biologie moléculaire, pour le diagnostic des infections fœtales, a permis d'améliorer la qualité du dépistage anténatal. Cependant, étant donné qu'infection fœtale n'est pas synonyme d'anomalies fœtales, la recherche de facteurs pronostiques est nécessaire. Quelques études suggèrent que la charge virale dans le liquide amniotique ou le sang fœtal ainsi que la présence d'IgM spécifiques dans le sang fœtal, pourraient être des marqueurs pronostiques.
En l'absence de marqueurs pronostiques établis et en l'absence de traitement efficace et dépourvu d'effets secondaires, la prise en charge de l'infection à CMV chez la femme enceinte reste, aujour-d'hui, complexe et controversée. Il paraît toutefois possible de prévenir cette infection en donnant des conseils d'hygiène appropriés.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Because of its frequency and its potential severity, cytomegalovirus (CMV) materno-fetal infection is a real public health problem. Recently, improvements concerning this infection have been made, but many problems remain. As for the natural history of the infection, studies have been conducted in France allowing a better knowledge of the seroprevalence, the incidence, the percentage of transmission of the virus to the fœtus, as well as the clinical consequences, in case of primary infection ; by contrast, the incidence and consequences of secondary infections (reinfection, reactivation) have not been evaluated in our country.
Furthermore, thanks to the measurement of CMV IgG avidity, the diagnosis of maternal infections has become much more reliable. In the same way, the use of molecular biology techniques for the diagnosis of fetal infections has improved the quality of prenatal diagnosis. However, as fetal infection is not synonymous of fetal defects, prognostic markers of sequelae are urgently needed. Different studies seem to indicate that viral load in amniotic fluid or fetal blood as well as specific IgM in fetal blood could be used as prognostic markers.
In absence of established prognostic markers, and in absence of efficient and safe antiviral drugs, follow-up of CMV infection in pregnant woman is still complicated and controversial. However, it seems possible to prevent this infection by giving appropriate counselling.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Cytomegalovirus, materno-fetal infection, serodiagnosis, IgG avidity index, prenatal diagnosis, prognostic markers, prevention
Mots-clé : Cytomégalovirus, infection materno-fœtale, sérodiagnostic, indice d'avidité des IgG, diagnostic anténatal, facteurs pronostiques, prévention
Plan
Vol 2002 - N° 345
P. 41-46 - septembre 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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