Stérilités endocriniennes - 01/01/00
clinique médicale B
Unité de biologie de la reproduction Cecos-FIV, service du Professeur Lansac, centre hospitalier universitaire Bretonneau, 2, boulevard Tonnellé, 37044 Tours cedex 1 France
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Résumé |
Les stérilités endocriniennes représentent la principale cause de l'infertilité féminine dans les pays développés. Dans nos pays, l'accès des femmes à des responsabilités professionnelles élevées sources de stress et de dysovulations doit inciter à rappeler que la fécondité féminine est optimale à 25 ans. Des tests de réserve ovarienne sont donc à envisager fréquemment.
L'endocrinologie de la reproduction est un domaine de progrès incessants dans la compréhension des étiologies induisant des traitements de grande efficacité. La biologie moléculaire permet d'éclairer des tableaux cliniques difficiles à comprendre jusqu'alors. Deux causes endocriniennes dominent, le syndrome des ovaires micropolykystiques (SOPK), anomalie gonadique la plus fréquente chez la femme, et l'hyperprolactinémie. Dans le SOPK, l'insulinorésistance est venue rappeler l'importance d'un poids normal pour le succès de l'induction d'ovulation. L'hyperprolactinémie a bénéficié de moyens d'exploration en imagerie hypophysaire (imagerie par résonance magnétique) et de médicaments agonistes dopaminergiques efficaces. Les dysgénésies gonadiques sont également fréquentes avec deux avancées majeures : au niveau thérapeutique, la parution des lois de bioéthique (IAD, don d'ovocytes) et les explorations de biologie moléculaire qui ont permis de mieux connaître le rôle des chromosomes X et Y. Dans les rares cas d'hypoponadismes hypogonadotropes, le succès et la sécurité des inductions par pompe autoprogrammées libérant de la « gonadotrophin releasing hormone » ont été largement confirmés. Les hyperstimulations et les grossesses multiples représentent le côté négatif de ces progrès, amplifiées par la fécondation in vitro. Il faut donc rappeler que les connaissances médicales doivent être appliquées avec discernement et que certaines demandes de reproduction trop tardives ou intempestives doivent être refusées en expliquant les raisons du refus, essentiellement le bien-être physique et moral de l'enfant et de sa mère.
Mots-clés : stérilité endocrinienne, âge et reproduction, hyperprolactinémies, syndrome des ovaires micropolykystiques, modifications du poids, insuffisances ovariennes, bioéthique, biologie moléculaire des hormones gonadotropes et de leurs récepteurs, méthodes d'induction de l'ovulation, coûts des explorations et des traitements
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