Durée optimale du traitement anticoagulant au décours d’un épisode de maladie veineuse thromboembolique - 12/12/08
, C. Kearon b| pages | 11 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Les antivitamines K représentent le traitement de référence de la maladie veineuse thromboembolique (MVTE). La poursuite de ce traitement est déterminée selon deux paramètres principaux : le risque de récidive thromboembolique observé après arrêt du traitement et le risque de complications hémorragiques lié à la poursuite du traitement. Le risque de récidive thromboembolique est faible lorsque l’épisode initial est « provoqué » par un facteur de risque majeur réversible (chirurgie). Chez les patients ayant développé une thrombose veineuse idiopathique (absence de facteur de risque apparent) ou en association avec un facteur de risque persistant, tel un cancer, le risque de récidive est comparativement élevé. En revanche, les résultats des examens biologiques et morphologiques influencent de façon marginale le risque de récidive. L’évaluation de la balance bénéfice–risque doit prendre en compte la fréquence des risques, mais aussi leur conséquence en termes de létalités des évènements (récidive et saignement grave). Au vu des essais prospectifs comparatifs disponibles, un traitement court (3 mois) est suffisant au décours d’une MVTE provoquée par un facteur de risque majeur réversible, tandis qu’un traitement prolongé doit être proposé au décours d’une MVTE non provoquée. Néanmoins, compte tenu des incertitudes qui demeurent, la conduite d’essais randomisés comparant différentes durées de traitement anticoagulant s’avère plus que jamais nécessaire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Vitamin K antagonists are the mainstay for the treatment for venous thromboembolism. The optimum (VTE) course of oral anticoagulant therapy is determined according to the risk of recurrent VTE after stopping anticoagulant therapy and the risk of anticoagulant-related bleeding while on antivitamin K. The risk of recurrent VTE is low when the initial episode is provoked by a reversible major-risk factor (surgery), whereas this risk is high when VTE is not provoked or associated with a persistent-risk factor (cancer). Conversely, the influence of biochemical and morphological tests is uncertain. The optimum balance of the benefits and the risks of oral anticoagulant therapy is based on the frequency as well as the consequences of the risk of recurrent VTE and anticoagulant-related bleeding. After VTE provoked by a major reversible-risk factor, three months of anticoagulation is optimal, whereas after unprovoked VTE, anticoagulation should be extended. However, given the number of unresolved issues, a randomised trial comparing different durations of anticoagulation is needed.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Maladie veineuse thromboembolique, Anticoagulation, Récidive thromboembolique veineuse, Hémorragie lié aux anticoagulants
Keywords : Venous thromboembolism, Anticoagulation, Recurrent venous thromboembolism, Anticoagulant-related bleeding
Plan
Vol 64 - N° 6
P. 305-315 - décembre 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
