La routinisation : un symptôme transnosographique ? - 18/03/09
, P. Chambres b
, I. Jalenques c, ⁎ 
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Résumé |
Après avoir rapidement rappelé les fonctions essentielles de la routine, au niveau social et psychologique, les auteurs s’attachent à en préciser son champ sémantique en la situant par rapport à l’habitude, la stéréotypie, les rites et rituels, et en montrant qu’elle se positionne entre la répétition rigide et fermée de la stéréotypie et l’espace plus varié et plus étendu des rites, entre les automatismes les plus personnels et les activités culturelles et collectives les plus élaborées. Ils définissent ensuite la routinisation, puis en viennent à l’exposé d’un ensemble de recherches montrant que la routine peut être un marqueur de vulnérabilités sur les plans psychologiques, sociaux, neuropsychologiques et cognitifs. Ils s’efforcent de montrer, à partir de là, que les comportements routiniers sont observés classiquement dans diverses expressions cliniques, en particulier au niveau des troubles psychotiques (la schizophrénie par exemple), des troubles envahissants du développement, des troubles anxieux et des troubles de l’humeur. Cela leur permet de s’interroger sur les conséquences de ces observations, notamment sur leur utilité dans le domaine de la pratique clinique, en prenant comme exemple les fonctions de la routinisation chez les personnes âgées fragilisées et chez les personnes autistes. Ils concluent en invitant les cliniciens à accorder davantage d’intérêt aux comportements routiniers et à engager des recherches permettant d’approcher le plus finement possible ce qui ressort d’une routinisation banale et adaptative et ce qui relève d’un processus amenant un sujet, à plus ou moins long terme, à un appauvrissement général de ses ressources.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
After having rapidly recalled the essentials functions of routine at a social and psychological level, the authors clarify its semantic field, locating it relatively to habits, stereotypy, rites and rituals, and showing that it is positioned between the rigid and closed repetition of stereotypy and the more varied and wider space of rites, between the most personal automatisms and the more elaborated cultural and collective activities. The authors then define routinization then present a set of researches showing that routine can be a marker of vulnerabilities in psychological, social, neuropsychological and cognitive areas. Based on this, the authors then try to show that routinized behaviours are classically observed in a variety of clinical expressions, particularly at the level of psychotic troubles (ex. schizophrenia), of pervasive developmental disorders, of anxious and mood troubles. All this allows the authors to question the outcome of these observations, more particularly their utility in the field of clinical practice, taking for example the functions of routinization in weakened elderly and autistic persons. The authors conclude in inviting clinicians to pay more interest to routinized behaviours and to begin research to best define what is due to a banal and adaptable routinization and what is due to a process leading a subject to a general impoverishment of his resources in the short or long term.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Psychopathologie, Rite, Routine, Stéréotypie
Keywords : Psychopathology, Rite, Routine, Stereotypy
Plan
Vol 167 - N° 3
P. 172-178 - avril 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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