P26 Interrelation hypertension artérielle résistante et syndrome d’apnée du sommeil chez le diabétique de type 2 - 06/04/09
Résumé |
Introduction |
Les interrelations HTA résistante et apnée du sommeil (SAS) sont connues. Nous avons étudié les diverses modalités dans un groupe de DT2 hypertendus.
Patients et méthodes |
Une enquête clinique, métabolique, vasculaire et tensionnelle (MAPA) a été réalisée dans 2 groupes de DT2 hypertendus, consécutifs, 1) HTA résistante (GR– ≥ 3 anti HTA ou 2 avec TA > 140/80 mm Hg) – n = 66-34M / 32F, âge moyen : 65,6 ± 10,7 ans et 2) HTA contrôle (GC) – n = 53- 29M/24F, âge moyen : 62,6 ± 12,6 ans. Tous ont bénéficié d’une MAPA et d’une recherche de SAS : dépistage systématique par oxymétrie de pouls et polygraphie si oxymétrie positive.
Résultats |
Les deux groupes ne sont pas différents pour âge, sex-ratio, lipides, fréquence du tabagisme et des macro angiopathies, la fréquence des non dippeurs (84 vs 77,4 %) est identique. Les deux groupes diffèrent (GR vs GC) pour HbA1C ( %) : 8,87 ± 5 vs 9,8 ± 2,1 (P < 0,05), IMC (Kg/m2) : 34,5 ± 6,9 vs 30,5 ± 5,4, la fréquence (%) de l’obésité (IMC ≥ 30) : 74,2 vs 50,9 % – p < 0,009), le niveau de PAS (et non PAD) : 134 ± 13 vs 124 ± 11 - p < 0,0007 et la fréquence du SAS : n = 21-31,8 % vs n = 4-8,1 % – P < 0,001 (RR) : 75 - IC 95 % : 1,34 - 2,3.
Les HTA R à IMC ≥ 30 ont une prévalence de 40,8 % de SAS, à IMC < 30 de 5,9 % (p < 0,008 - RR : 1.48) tandis que chez les 25 SAS vs 94 non SAS de l’ensemble des HTA, seuls sont retrouvés significatif l’IMC : 37,8 ± 1 vs 31,4 ± 6,2 (p < 0,0006) et la fréquence ( %) de HTA R : 84 vs 47,9 % – P < 0,001).
Chez les 76 obèses hypertendus dont 49 GR (64 %) et 27 GC (36 %), sont retrouvés 24 SAS dont 40,8 % chez les HTA R vs 14,8 % chez les HTA contrôle (p < 0,02-RR 2,76).
Conclusion |
La prévalence du SAS au cours de l’HTA résistante est élevée (31,8 %) vs un groupe contrôle d’hypertendus, mais ces résultats semblent en partie liés à l’obésité. Chez les obèses hypertendus « classiques », la fréquence du SAS (14,8 %) est comparable à celle des SAS retrouvée dans plusieurs études. En revanche, nous notons une forte majoration de la prévalence (40,8 %) du SAS si l’obésité est associée à une HTA résistante. Cette association HTA R – obésité doit donc conduire au dépistage systématique d’un SAS.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 35 - N° S1
P. A34-A35 - mars 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
