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Hépatite fulminante et sub-fulminante : étiologie et traitement - 07/09/09

Doi : 10.1016/j.lpm.2009.05.004 
Philippe Ichaï, Faouzi Saliba
Centre hépatobiliaire, Réanimation hépatique, AP-HP Hôpital Paul Brousse, Université Paris-Sud, UMR-S 785, Inserm Unité 785, F-94800 Villejuif, France 

Faouzi Saliba, Centre hépatobiliaire, Réanimation hépatique, 12-14 avenue Paul Vaillant-Couturier, F-94800 Villejuif, France.

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Points essentiels

L’hépatite fulminante est une urgence car en quelques heures, il faut : trouver la cause de l’hépatite (on ne la trouve pas dans 15 à 20 % des cas), éliminer une contre-indication à la transplantation hépatique, établir son indication, prévenir et/ou traiter les complications liées à la défaillance hépatique.

Les virus (en particulier les virus A et B), les médicaments et les toxiques sont les causes les plus fréquentes d’hépatite fulminante avec des proportions variables d’un pays à l’autre. Les virus, principaux responsables jusqu’en 1995-1996, ont été devancés par les médicaments et en particulier le paracétamol qui a pris la première place en Europe et aux États-Unis.

Il existe aussi des causes plus rares : virus (herpes virus HSV1 ou 2, virus de l’hépatite E, Parvovirus B19, varicelle-zona), maladie de Wilson, syndromes de Budd-Chiari aigu et Reyes, hépatites auto-immunes, infiltrations hépatiques néoplasiques, hépatite hypoxique, coup de chaleur, stéatose aiguë gravidique, HELLP syndrome.

Le pronostic est essentiellement fixé par l’état neurologique, mais aussi, très rapidement par l’atteinte d’autres organes. La transplantation hépatique a révolutionné le pronostic des hépatites fulminantes, faisant passée la survie de 10-20 % (toutes étiologies confondues), à 75-80 % à 1 an et 70 % à 5 ans.

La prise en charge de ces patients ne se conçoit que dans des centres spécialisés, ayant accès à la transplantation hépatique et aux différents moyens modernes de réanimation hépatiques (hypothermie, supports hépatiques artificiels, dialyse à l’albumine, monitorage de la pression intracrânienne et de la perfusion cérébrale…) et ceci, dès les premières manifestations de la maladie.

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Key points

Fulminant hepatitis is an emergency because within a few hours, the physician must find the cause of the hepatitis (not identified in 15 to 20% of cases), rule out any contraindication to liver transplantation, verify that it is indicated, and prevent and/or treat the complications associated with liver failure.

Viruses (especially hepatitis viruses A and B), drugs, and toxic agents are the most common causes of fulminant hepatitis, with the proportions varying between countries. Hepatitis viruses, the leading cause through 1995-1996, have fallen behind drugs and in particular paracetamol, which is now the leading cause of this disease in Europe and in the United States.

There are also other rarer causes: other viruses (e.g., herpes virus HSV1 or 2, hepatitis virus E, parvovirus B19, and chickenpox-herpes zoster), Wilson Disease, acute Budd-Chiari and Reyes syndromes, autoimmune hepatitis, neoplastic infiltration of the liver, hypoxic hepatitis, heatstroke, acute pregnancy-related steatosis, and the HELLP syndrome.

Prognosis is essentially determined by neurological status, but is also affected very rapidly by damage to other organs. Liver transplantation has revolutionized the prognosis of fulminant hepatitis, causing survival to increase from 10-20% (all causes combined) to 75-80% at 1 year and 70% at 5 years.

These patients can be treated only in specialized centers with access to liver transplantation and to different modern means of liver resuscitation (hypothermia, artificial liver support, albumin dialysis, monitoring intracranial pressure and cerebral perfusion, etc.) — all from the onset of the disease.

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Vol 38 - N° 9

P. 1290-1298 - septembre 2009 Retour au numéro
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  • Transplantation hépatique chez les patients porteurs des virus de l’hépatite B, de l’hépatite C et du virus de l’immunodéficience humaine
  • Jean-Charles Duclos-Vallée, Bruno Roche, Didier Samuel
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  • Transplantation hépatique chez l’enfant
  • Dominique Debray, Olivier Bernard, Frédéric Gauthier

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