Analyse comptable de l’activité d’un service de chirurgie digestive : l’activité d’urgence est fortement déficitaire. Quelles conséquences pour les patients ? - 10/11/09
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Résumé |
But de l’étude |
Réaliser une analyse comptable de l’activité d’un service de chirurgie digestive universitaire et savoir quels séjours sont bénéficiaires et lesquels sont déficitaires.
Patients et méthodes |
Tous les séjours hospitaliers de l’année 2006 ont été analysés rétrospectivement. Le mode d’entrée (programmé/urgence), le diagnostic principal du séjour, le libellé du groupe homogène de malade (GHM), l’acte réalisé et la durée de séjour ont été étudiés. Une estimation des coûts et des recettes de chaque hospitalisation a été effectuée.
Résultats |
Il y a eu 1985 séjours représentant 11 000 journées d’hospitalisation, générant 8Meuros de recettes des groupes homogènes de séjour (GHS). Le service était en déficit de 1,3Meuros. Il y a eu 775 séjours dans le cadre de l’activité programmée, générant 50 % des recettes GHS et seulement 13 % du déficit (178 562euros). Il y a eu 749 séjours dans le cadre des urgences, qui ont généré 45 % des recettes et ont été responsables de 82 % du déficit, soit 1,1Meuros. Il y a eu 461 séjours pour l’activité d’endoscopie, générant 5 % des recettes et 5 % du déficit (67 249euros). Les hospitalisations de moins de deux jours ont fait perdre 122 624euros, et le non-respect des bornes basses, 42 850euros.
Conclusion |
L’activité programmée en chirurgie digestive peut être à l’équilibre, et le respect de la durée de séjour minimale pour gagner le tarif plein du GHM est important. En revanche, la T2A entraîne des déficits considérables en ce qui concerne l’activité d’urgence.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Goal |
The aim of this study was to perform a detailed analysis of income and expense in a department of general surgery in a French hospital under the new system of funding based on a “fee-for-service” principle.
Methods |
All hospital stays of year 2006 were analysed retrospectively. The conditions of admission (elective vs. emergency), the principal diagnosis, and surgical procedures were examined. We determined hospital costs and the reimbursement for every admission.
Results |
One thousand nine hundred and eighty-five hospitalizations generated an income of 8Meuros with a deficit of 1.3Meuros. The 775 elective admissions generated 50% of the income and 13% of the deficit (178,562euros). Seven hundred and forty-nine emergency admissions generated 45% of the income and 82% of deficit (1.1Meuros). Four hundred and sixty-one admissions for endoscopy generated 5% of the income and 5% of the deficit (67,249euros). Hospital stays of less than two days (the minimum duration of stay for total reimbursement) caused a loss of 122,624euros. Length of hospital stay below the lower limit caused a loss of 42,850euros.
Conclusion |
Elective surgical activity in digestive surgery can generate a balanced budget provided the length of hospital stay is reduced to the minimum, sometimes to the detriment of patient comfort. Emergency admissions result in a large deficit between cost and reimbursement; this fact may lead hospitals to avoid emergency activity in the future unless appropriate remedial measures are taken.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Tarification à l’activité, Qualité des soins, Chirurgie digestive, Urgences
Keywords : Fee-for-service funding, Quality control, Practice of surgery, Surgical emergencies
Plan
Vol 146 - N° 5
P. 469-476 - octobre 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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