Le risque de paludisme transfusionnel confronté à celui de la mutité biologique : deux données irréconciliables ? - 01/01/04
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Résumé |
Malgré la relative fréquence des paludismes d'importation en France métropolitaine, le paludisme transfusionnel est exceptionnel. Le dépistage des dons « à risque » s'effectue par l'entretien et la sérologie effectuée chez des groupes définis de donneurs. D'une part, l'ajournement d'un candidat « à risque » au don du sang, qui repose sur l'entretien pré-don, n'est pas complètement maîtrisé et d'autre part l'examen biologique de discrimination manque de sensibilité, tant pour des raisons méthodologiques que pour des raisons liées à l'agent pathogène complexe qu'est le parasite (Plasmodium ssp.), qu'au système de défense spécifique de l'hôte. Le risque d'introduire dans le circuit transfusionnel des PSL un produit non sécurisé - potentiellement dangereux (le paludisme transfusionnel est souvent létal) - n'est donc pas complètement couvert. La sérologie est-elle le test le plus adéquat pour écarter le risque de don infecté, en particulier par Plasmodium falciparum, quelles seraient les alternatives et de quelle nature serait le surcoût éventuel de la qualification biologique des dons ? Le risque transfusionnel lié à Plasmodium semble cependant réduit au minimum pour ce qui concerne le circuit du plasma, ce qui pourrait représenter une alternative pour les donneurs à risque avéré (rares) ou seulement supposé (relativement nombreux).
Mots clés : Paludisme ; Paludisme transfusionnel ; Sérologie ; Risque ; Sélection des donneurs ; Qualification biologique des dons.
Abstract |
Despite the relatively high frequency of imported malaria in metropolitan France, the transmission of malaria by transfusion is exceptional. The screening of donations to determine those at risk is performed by an interview, and by the testing of serology for defined groups of donors. However, the exclusion of a candidate at risk' as a blood donor, by a pre-donation interview, is not completely mastered and the discrimination by biological examination lacks sensitivity, as much for methodological reasons as for reasons linked to the complex parasitic pathogenic agent (Plasmodium ssp.), as for the specific host defence system.
The risk of introducing an unsafe-potentially dangerous (transfusion-transmitted malaria is often lethal)-element into the transfusional circuit is not completely covered. Is serology testing the most adequate test to avoid the risk of infected donations, in particular by Plasmodium falciparum; what are the alternatives and what will be the eventual added-costs of the biological qualification of such donations? The transfusional risk linked to Plasmodium seems, however, to be reduced to a minimum, concerning the circulation of plasma, which could represent an alternative for donors at real risk (rare) and those with a supposed risk (relatively numerous).
Mots clés : Malaria ; Transfusion-transmitted malaria ; Serology ; Risk ; Donor selection ; Biological screening of blood donation.
Plan
Vol 11 - N° 2
P. 87-94 - avril 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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