Hyperpilosité, hirsutisme, virilisme - 01/01/98
Pierre Lecomte : Professeur des Universités, praticien hospitalier
Service d'endocrinologie et maladies métaboliques, clinique médicale B, CHU Bretonneau, 2, boulevard Tonnellé, 37044 Tours cedex 01 France
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Résumé |
L'hirsutisme doit être distingué de l'hypertrichose qui n'est que l'exagération de la pilosité chez la femme dans des zones non androgénodépendantes. Bien que souvent d'origine « bénigne » (ovaires polykystiques, hirsutisme idiopathique), il ne doit pas être négligé, car il peut être le premier symptôme d'une tumeur ovarienne ou surrénalienne. Dans ce cas, il s'accompagne souvent de signes de virilisation (clitoridomégalie, raucité de la voie...). Le dosage des androgènes circulants (testostérone, sulfate de déhydroépiandrostérone, 17-hydroxyprogestérone et δ4-androstènedione) en phase folliculaire permet une première approche diagnostique. Leur taux plasmatique, notamment celui de la testostérone, et les données de l'examen clinique guident le choix des autres explorations complémentaires : test de stimulation par l'ACTH (adrenocorticotrophic hormone), tomodensitométrie surrénalienne, échographie ovarienne... Le traitement doit répondre à deux objectifs : supprimer la cause de l'hirsutisme lorsqu'elle est retrouvée (exérèse d'une tumeur par exemple) et diminuer la pilosité. Ce dernier point justifie dans la grande majorité des cas l'utilisation prolongée d'antiandrogènes tels que l'acétate de cyprotérone. Les moyens cosmétiques comme l'épilation électrique sont réservés aux hirsutismes majeurs et doivent être débutés après plusieurs mois de traitement médical bien conduit.
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