Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Devenir professionnel de sujets souffrant de schizophrénie dans les deux ans suivant l’obtention du statut adulte handicapé - 02/12/10

Doi : 10.1016/j.encep.2010.03.004 
H. Verdoux a, b, , R. Goumilloux b, c, F. Monello a, A. Cougnard a
a Inserm U657 pharmacoépidémiologie et évaluation de l’impact des produits de santé sur les populations, IFR99 santé publique, centre hospitalier Charles-Perrens, université Victor-Segalen Bordeaux 2, 33076 Bordeaux, France 
b Service universitaire de psychiatrie, centre hospitalier Charles-Perrens, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux cedex, France 
c Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, 33000 Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 7
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

L’objectif était d’explorer le devenir professionnel des sujets souffrant de schizophrénie au cours des deux ans suivant l’attribution du statut adulte handicapé (SAH). Une cohorte prospective de patients souffrant de schizophrénie ayant fait une première demande de SAH en Gironde a été constituée en 2006, avec évaluation des caractéristiques des patients lors de la visite médicale. Leur devenir professionnel a été évalué par un recueil d’informations auprès de toutes les sources disponibles deux ans après cette première demande. Près de la moitié des patients ont eu une période d’activité largement définie au cours de la période de deux ans. Ces périodes d’activité étaient brèves (durée médiane de deux semaines) et les emplois peu ou pas qualifiés. Près de la moitié des patients déclaraient avoir reçu de l’aide pour l’insertion professionnelle quelle qu’en soit l’origine. Les personnes ayant la reconnaissance travailleur handicapé (RTH) et celles ayant obtenu de l’aide étaient plus susceptibles d’avoir eu une activité professionnelle.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Objective

To assess occupational outcome of persons with schizophrenia over the 2 years following the first request of disability status.

Methods

This study was carried out in collaboration with the Commission Technique d’Orientation et de Reclassement Professionnel (COTOREP) (technical commission for occupational guidance and rehabilitation of the disabled) de la Gironde (Bordeaux region, South Western France). Persons with schizophrenia or schizoaffective disorder requesting for the first time in 2006 a disability allowance or the status of disabled worker were assessed using a standardized questionnaire collecting data on clinical, occupational and income history. Information on occupational outcome over the 2 years after the first request was collected at the end of the follow-up using multiple sources of information. We used a broad definition of work, including moonlighting and episodic activities (baby-sitting or grape-harvesting), as well as study periods.

Results

Of the 121 patients included at baseline, direct or indirect information was available for 108 (90%) at the 24-month assessment. Persons lost to follow-up were less likely to have worked before first request of disability status compared to persons with information available at the end of the follow-up, but did not differ regarding the other characteristics. Nearly half of the persons (41.7%) had worked over the follow-up, irrespective of the type and duration of the occupation. The working periods were of short duration (median duration 14.5 days, interquartile range 6.5–47.5) and most (98%) were done in low-qualified jobs. Nearly half of the persons reported that they had benefitted from support for starting or returning to work, mainly from recruitment agencies specialized in supporting disabled workers. Persons with the status of disabled worker (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) (RTH) were more likely to have worked over the follow-up period (66.7% vs 33.3%; OR=3.9; 95%IC 1.3–11.3; p<0.01) as well as persons who had benefitted from institutional support (61.1% vs 38.9%; OR=3.0; 95%IC 1.2–7.8; p=0.02). However, a noteworthy result was that most jobs were obtained by the patient’s personal effort. Nearly one out of four patients (23.2%) was involved in vocational training over the follow-up period.

Conclusion

This prospective study demonstrates that half of persons with schizophrenia who benefit from the disabled status remain actively engaged in vocational rehabilitation. Hence, giving access to disability status does not act as a disincentive regarding the return or access to work. However, the benefit of being kept involved in vocational rehabilitation has to be weighted against the fact that most patients only obtained low-qualified jobs of short-duration. This precarious situation may be stressful and may have a deleterious impact regarding self-esteem.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Schizophrénie, Activité professionnelle, Statut travailleur handicapé

Keywords : Schizophrenia, Employment, Disabled status


Plan


© 2010  L’Encéphale, Paris. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 36 - N° 6

P. 484-490 - décembre 2010 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Personnalité schizotypique en milieu universitaire à Marrakech (Maroc)
  • F. Manoudi, F. Asri, S. Boutabia, I. Haida, I. Tazi
| Article suivant Article suivant
  • Longueur des télomères dans le cortex des patients atteints de troubles dépressifs
  • J.-R. Teyssier, S. Ragot, A. Donzel, J.-C. Chauvet-Gelinier

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.