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P166 - Dénutrition tardive et ses facteurs de risque après accident vasculaire cérébral - 07/12/10

Doi : NUCLI-12-2010-24-S1-0985-0562-101019-201005419 

J* Paquereau [1],

M Romon [2],

E Allart [1],

W Daveluy [1],

M Rousseaux [1]

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Résumé

Introduction et But de l’étude. – Le risque de dénutrition à court terme est fréquent après un AVC, et un facteur de mauvais pronostic. Ici, nous avons analysé l’état nutritionnel tardif et ses facteurs explicatifs.

Matériel et Méthodes. – Nous avons inclus 59 patients (H : 30, âge = 62,7) avec un délai post-AVC de 1-5 ans (moyenne = 2,7). Nous avons examiné l’évolution du poids et de l’IMC avant AVC (avant), à 3 semaines (S3), à la sortie de rééducation (sortie) et tardivement (A1-5), et la dénutrition tardive, définie selon les critères de l’HAS. Ont été étudiés les facteurs de risque : antécédents (diabète, dépression), facteurs généraux (âge, sexe, éducation), séquelles tardives (score de Rankin, déglutition, activités physiques, humeur), modifications de préférences alimentaires et plaisir avec la prise alimentaire et environnement social.

Résultats. – Le poids (et le BMI) diminuait de avant à S3 (– 3,6 ± 5,6 kg), restait stable jusqu’à la sortie (– 0,2 ± 4,4), puis augmentait tardivement (+ 3,2 ± 9,9). Le poids tardif était réduit avant (> 4 %) chez 23 patients, augmentait (> 4 %) chez 23 et restait stable chez 13 ; 24 patients (41 %) étaient dénutris. Les facteurs d’évolution du poids et du BMI (tardif-avant) étaient (p < 0,05) le poids antérieur (–), le diabète (–), les changements de préférences pour le sucre (+), le sel (+) et les graisses (+). Les facteurs de dénutrition étaient le sexe (F), le poids antérieur (–), le score de Rankin (+) et les activités physiques (–), la présence d’une famille (–), la dépression (+) et le plaisir avec l’alimentation (–).

Conclusion. – À long terme, l’état nutritionnel varie considérablement après un AVC, même après la sortie de la rééducation. Le risque dénutrition est élevé, avec un rôle important des facteurs psychologiques et environnementaux. Le suivi et la prévention sont insuffisants, surtout en institution.




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