L’évaluation de la réserve ovarienne - 27/12/10

Résumé |
Buts |
Cette revue de la littérature tente de répondre aux questions suivantes : 1) Quand faire un bilan de réserve ovarienne (RO) dans le bilan d’infertilité du couple ? et 2) quel est le bilan qui permet de repérer au mieux les situations de baisse de la RO pour orienter les patientes vers une prise en charge adaptée ?
Résultats |
Certains éléments de l’interrogatoire doivent inciter à faire un bilan rapidement. Il s’agit des patientes de plus de 35 ans, présentant un trouble du cycle ou des antécédents de pathologies pelviennes, de chimiothérapie ou de radiothérapie. Les marqueurs de la RO les plus utilisés sont la FSH, l’estradiol, l’inhibine B, le comptage des follicules antraux (CFA), le volume ovarien et l’hormone antimüllérienne (AMH), ainsi que les tests dynamiques. La plupart des études évaluant ces marqueurs ont été réalisées dans le cadre de la fécondation in vitro (FIV), et nous détenons peu d’information sur leur capacité à prédire la grossesse spontanée. La FSH semble un marqueur intéressant pour repérer les situations extrêmes et n’est interprétable que pour des valeurs élevées. Un dosage d’estradiol doit toujours lui être associé. Le CFA et l’AMH ont tous deux une bonne capacité à prédire la réponse à la stimulation ovarienne en FIV. Leur association ne permet pas d’augmenter leur force de prédiction. Le volume ovarien, l’inhibine B ainsi que les tests dynamiques ne semblent pas des marqueurs pertinents. Aucun de ces marqueurs ne peut prédire les chances de grossesse en FIV.
Conclusion |
Si un bilan de RO doit être réalisé avant prise en charge en aide médicale à la procréation (AMP), il doit comprendre FSH, estradiol, et AMH ou CFA. Chaque centre doit définir ses propres normes pour l’interprétation des résultats. Ce bilan permet au couple d’être conseillé sur ses chances de succès en AMP et au clinicien d’adapter sa prise en charge.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Aims |
This literature review attempts to answer the following questions: 1) When making an assessment of ovarian reserve (OR) in an infertile woman? and 2) what is the investigation that best identifies situations of low OR in order to guide patients towards appropriate care?
Results |
Some elements of the clinical examination should prompt us to rapidly perform OR tests: patients over 35 years, with cycle disorders or a history of pelvic disease, chemotherapy or radiotherapy. The most widely used OR tests are FSH, estradiol, inhibin B, antral follicle count (AFC), ovarian volume, Antimüllerian hormone (AMH) and dynamic tests. Most studies evaluating these markers were performed within the frame of in vitro fertilization (IVF), and we have little information on their ability to predict spontaneous pregnancy. FSH seems an interesting marker to identify extreme situations of ovarian insufficiency when using a high threshold value. Estradiol assay must always be associated with it. The AFC and AMH both have a good ability to predict the response to ovarian stimulation in IVF. However, their association does not increase their strength of prediction. The ovarian volume, inhibin B as well as dynamic tests are not relevant markers. None of these markers can predict the chances of pregnancy in IVF.
Conclusion |
OR tests must be performed before assisted reproduction techniques (ART) and should include FSH, estradiol, and AMH or CFA. Each center must define its specific standards for the interpretation of results. This assessment will advise the couple about their chances of success in ART and the clinician to adapt its management.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : FSH, AMH, CFA, Inhibine B, Volume ovarien, Fertilité, Réserve ovarienne, FIV
Keywords : FSH, AMH, AFC, Inhibin B, Ovarian volume, Fertility, Ovarian reserve, IVF
Plan
Vol 39 - N° 8S2
P. S27-S33 - décembre 2010 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
