Tolérance et interactions médicamenteuses des traitements anti-VIH et anti-VHC - 01/01/05
, C. Merle, P. de Truchis, L. Bernard, C. Perronne| pages | 6 |
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Résumé |
Le traitement de l'hépatite C chez les patients VIH recevant des antirétroviraux entraîne une prise en charge particulière du fait de fréquents problèmes d'intolérance et/ou d'interaction médicamenteuse. Des études récentes, dont trois essais thérapeutiques Ribavic, APRICOT, et ACTG A5671, permettent d'apporter des éléments de réponses sur le suivi de ces patients. Les effets secondaires sont relativement similaires entre les patients co-infectés VIH-VHC et les patients mono-infectés par le VHC. Leur fréquence est en revanche plus élevée chez les patients co-infectés VIH-VHC. Les problèmes de tolérance sont de façon non exhaustive à type de syndrome pseudogrippal (fièvre, myalgie, céphalée, arthralgie...), de troubles psychiatriques (irritabilité, syndrome dépressif grave...), de troubles endocriniens (dysthyroïdie, diabète...) d'anomalies hématologiques dominées par l'anémie et la leucopénie. En revanche, le pourcentage de lymphocyte T CD4 n'est pas modifié n'entraînant pas de risque d'infection opportuniste. Les interactions médicamenteuses entre le traitement antirétroviral et le traitement anti-VHC sont d'ordre pharmacodynamique. Elles concernent presque exclusivement l'association ribavirine et la classe des analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse. L'une des principales conséquences est l'apparition d'une toxicité mitochondriale à type d'hyperlactatémie et/ou de pancréatite parfois létale. Ainsi, certaines associations sont à éviter comme ddI+ribavirine et ddI+d4T+ribavirine. L'association d4T+ribavirine doit également être utilisé avec précaution.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Treating Hepatitis C among HIV patients under antiretroviral drug therapy requires a high degree of vigilance and continuous monitoring because of frequent problems with intolerance and/or drug interactions. Recent studies, including three therapeutic trials, on Ribavic, APRICOT, and ACTG A5671, have given some insights on following these patients up. The adverse effects are relatively similar in HCV-HIV-co-infected patients and patients infected by HCV only. Their frequency is, on the other hand, higher among HCV-HIV-Co-infected patients. The adverse-effects are consistent, in a non-exhaustive way, with pseudo influenza-like symptoms, fever, myalgia, cephalgia, with psychiatric disorders (irritability, depression, etc.); endocrine disorders (thyroid dysfunction, diabetes...); and with hematological anomalies especially anemia and leucopenia. But the percentage of lymphocyte T CD4 is not modified, therefore there is no risk of opportunistic infection. Pharmacokinetic interactions between antiretroviral drugs and treatment for HCV infection including ribavirin plus interferon alpha (IFN-alpha) or pegylated IFN are described. They are almost exclusively due to the combination of ribavirin and of nucleoside analogue reverse transcriptase inhibitors. One of the principal consequences is the emergence of mitochondrial toxicity defined by the occurrence of hyperlactatemia, or acute pancreatitis). Thus, some combinations should be avoided such as ddI+ribavirin and ddI+d4T+ribavirin. The d4T+ribavirin combination must also be used with caution.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Co-Infection VIH-VHC, Interactions médicamenteuses, Tolérance médicamenteuse, Toxicité mitochondriale
Keywords : HIV-HCV co-infection, Drug interactions, Intolerance to antiviral drugs, Mitochondrial toxicity
Plan
Vol 35 - N° 3
P. 135-140 - mars 2005 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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