Que penser du traitement antiviral de la grippeen l'an 2001 ? - 01/01/01
J.
Gaillat
Correspondance et tirés à part
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Résumé |
Propos. - La mise à disposition des inhibiteurs de neuraminidase agissant sur les virus Influenzae A et B peut être à l'origine d'une réévaluation de la prise en charge de la grippe, pour laquelle la vaccination est aujourd'hui le moyen thérapeutique de référence en dehors de toute pandémie suite à une cassure génique. L'auteur propose de répondre aux questions suivantes : y a-t-il une place potentielle pour les antiviraux et pourquoi ? Sont-ils efficaces, selon quels critères, chez qui et dans quelles indications ? Sont-ils bien tolérés ? Sont-ils inducteurs de résistance virale ? Les inhibiteurs de la protéine M2 (amantadine et rimantadine) sont comparés aux inhibiteurs de la neuraminidase (zanamivir et oseltamivir).
Actualité et points forts. - Prescrits dans les 48 premières heures, les inhibiteurs de la neuraminidase ont une efficacité clinique curative sur les formes non compliquées du sujet sain en réduisant la durée des symptômes de un à trois jours ainsi que leur intensité et, potentiellement, sur la survenue des complications objectivées par la diminution de la consommation d'antibiotiques. Ils semblent peu inducteurs de résistance et sont actifs sur le virus Influenzae B, à l'inverse des inhibiteurs de la protéines M2. Ils semblent bien tolérés. Ils sont également efficaces en prophylaxie.
Perspective et projets. - La place stratégique de ces traitements est abordée sous couvert de leur utilisation tant en traitement curatif que préventif (pour l'instant non autorisée en France). Elle nécessitera la connaissance de l'épidémie par les médecins et la population, la mise en oeuvre rapide du traitement par des médecins réactifs et connaissant les indications. Des études d'efficacité chez les sujets à risque, au cours de grippes graves, de type coût-efficacité sont encore nécessaires. Leur utilisation devra être évaluée, notamment en tenant compte du risque d'émergence de virus résistants et l'impact sur la vaccination.
Mots clés : antiviraux antigrippaux ; grippe ; inhibiteurs neuraminidases.
Abstract |
Introduction. - The availability of new neuraminidase inhibitors which interact on the influenza A and B viruses could be the start of a new approach to flu treatment. Until now, vaccination has been the principal medical treatment, except in the case of a pandemic caused by antigenic shifts. In this article the authors will answer the following questions: Potentially, is there room for antiviral drugs and why? Are these drugs efficient and according to which criteria? Who are they for? And what indications must be followed? Are they well tolerated? Do they induce any viral resistance? M2 protein inhibitors (i.e., amantadine and rimantadine) are compared with neuraminidase inhibitors (i.e., zanamivir and oseltamivir).
Current knowledge and key points. - Neuraminidase inhibitors prescribed during the first 48 h have a medical curative effectiveness on non-complicated forms carried by healthy patients - symptoms last no longer than 1 to 3 days and their severity is reduced. This efficiency could potentially concern unexpected complications due to the diminution of antibiotics absorption. The inhibitors seem to induce little resistance and are responsive to influenza B as opposed to the M2 protein inhibitors. They seem to be well-tolerated by patients and they are also efficient when it comes to prophylaxis measures.
Future prospects and projects. - It is assumed that these treatments are used in a curative and preventive manner in order to give them their full strategic importance (their use is currently forbidden in France). This importance will require that physicians and the population be well aware of the epidemic and that responsive physicians who know the medical indications quickly implement the treatment. It is necessary to carry out surveys with those at risk who are seriously ill with the flu in order to measure ratios such as cost efficiency. The use of these treatments will have to be evaluated, bearing special attention on the risks of the emergence of resistant viruses and on the impact on vaccination.
Mots clés : anti-influenza drugs ; influenza ; neuraminidase inhibitors.
Plan
Vol 22 - N° 1
P. 53-61 - janvier 2001 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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