Aspects pratiques des dosages de PTH - 01/01/06
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Résumé |
De nombreuses informations nouvelles sur la biologie de la PTH ont été obtenues ces dernières années. En particulier, la démonstration que les dosages de PTH « intacte » mesurent, en plus de la PTH 1-84, un fragment « non 1-84 » a conduit au développement de nouvelles techniques, dites de troisième génération. Ces nouvelles techniques, que l'on pensait initialement spécifiques de la PTH 1-84 uniquement, reconnaissent également une autre forme de PTH appelée amino-PTH. Bien que présentant un intérêt majeur pour la compréhension de la physiologie de la PTH, les techniques de troisième génération n'ont pas encore prouvé leur supériorité sur les techniques dites de dosage de la PTH « intacte » en pratique clinique. Il n'y a donc aujourd'hui pas de recommandation officielle d'abandonner les anciennes techniques au profit des nouvelles, ou d'utiliser un rapport calculé à partir des concentrations de PTH mesurées de manière concomitante avec les deux générations de dosage. En raison d'une corrélation forte entre les concentrations de PTH mesurées par les deux générations de dosage, il semble peu probable pour beaucoup qu'on puisse obtenir des informations cliniques différentes avec ces deux types de techniques. Notre opinion est toutefois que, pour atteindre un consensus sur ce sujet, il manque encore aujourd'hui des études comparant les concentrations des deux générations de PTH aux données histomorphométriques obtenues sur des biopsies osseuses de patients insuffisants rénaux, en particulier en tenant compte des traitements freinateurs de la PTH (calcium-vitamine D ou calcimimétiques) actuels ou antérieurs. Enfin, nous avons proposé d'établir les « normes » de PTH chez des sujets n'ayant pas d'insuffisance en vitamine D. Cela suppose que la 25OHD est mesurée dans la population de référence, et que les sujets ayant une valeur basse de 25OHD sont éliminés. Bien que plus compliqué que la méthode habituelle, nous avons montré que l'on diminue ainsi la limite supérieure des valeurs de référence de 25-35 %, augmentant la sensibilité diagnostique sans altérer la spécificité.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
New knowledge concerning PTH biology was accumulated during the past few years. The finding that the so-called “intact” PTH assays measure a “non 1-84” PTH fragment in addition to full-length PTH has led to the development of new assays. These new assays, which were initially thought to measure 1-84 PTH only, have been shown to recognize also another PTH species called “amino-PTH”. As the various names given to the different assay methods are highly confusing, there is a need for a simplified nomenclature. A simple way would be to identify the older “intact” PTH assays as second-generation assays and the new assays (Whole, CAP, BioIntact) as third-generation assays. Although of considerable potential interest for the comprehension of PTH physiology, the third-generation PTH assays have not yet proved to be superior to the second-generation assays in clinical practice. There is thus currently no recommendation to switch from the second-generation to the third-generation assays in clinical practice, or to use a ratio derived from the concomitant measurement of PTH with both assay-generation. Because second- and third-generation PTH assays are usually highly correlated, significant differences in the clinical information provided by these methods are unlikely. However, our opinion is that more definitive bone biopsy studies in dialyzed patients selected according to their bone- and calcium-related treatment are still needed to reach a consensus. Finally, we have proposed that PTH reference values should be established in healthy subjects with a normal vitamin D status. This supposes that 25OHD is measured in the reference population beforehand, and that the subjects with vitamin D insufficiency are eliminated from the reference group. Although more complicated than the usual way to establish normative data, we have shown that it decreases the upper limit of normal by 25-35%, enhancing thus the diagnostic sensitivity for hyperparathyroidism without a decrease in specificity.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Hormone parathyroïdienne (PTH), Calcium, Immunodosages, Hyperparathyroïdie, Insuffisance rénale
Keywords : Parathyroid hormone (PTH), Calcium, Immunoassay, Hyperparathyroidism, Chronic kidney disease
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Vol 21 - N° 2
P. 110-118 - avril 2006 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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