Diagnostic des ostéites chroniques - 11/09/11

Résumé |
Les ostéites chroniques sont secondaires à une infection osseuse aiguë non ou mal traitée. Les mécanismes physiopathologiques sont multiples et complexes. Le diagnostic est difficile, retardant la prise en charge. Les signes cliniques des ostéites chroniques sont atypiques, dominés par les fistules. Les examens biologiques sanguins sont peu utiles. Les prélèvements peropératoires multiples et profonds sont le meilleur garant d’un diagnostic fiable. La biopsie true-cut ou les prélèvements répétés par la fistule en cas de pied diabétique infecté avec contact osseux sont des alternatives possibles. Les cultures se caractérisent par un faible nombre de bactéries métaboliquement actives, exigeant une incubation minimale de sept jours. Au cours des ostéites chroniques, les formes polybactériennes se voient dans un tiers des cas. L’identification de l’espèce bactérienne repose sur les techniques phénotypiques pour les bactéries usuelles ou génotypiques pour les bactéries rares ou difficiles à identifier. Le recours à la biologie moléculaire directement à partir des prélèvements se justifie pour des bactéries difficiles à cultiver ou en cas de traitement antibiotique préalable. L’imagerie a une place prépondérante dans le diagnostic des ostéites chroniques. La radiographie standard demeure indispensable. Le scanner et l’IRM permettent d’étudier l’état osseux et l’extension aux tissus mous et à la médullaire osseuse. Les techniques scintigraphiques souffrent d’un manque de spécificité améliorée grâce au marquage des leucocytes au 99mTc-HMPAO et à l’oxinate d’111In. Plus récemment, la TEP au 18FDG s’est révélée supérieure en termes de sensibilité et spécificité.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Chronic osteitis is secondary to acute bone infection non or under-treated. Pathophysiological mechanisms are multiple and complex. Diagnosis is difficult, which delays management. Clinical signs of chronic osteitis are nonspecific, dominated by fistula. Biological data are often inconclusive. Multiple and deep intraoperative samples are the best guarantee of a reliable diagnosis. True-cut biopsy or repeated diabetic toe cultures with bone contact are possible alternatives. Cultures are characterized by a low number of metabolically active bacteria requiring a minimum 7 days of incubation. Chronic osteitis can be polymicrobial in approximately one third of cases. Identification of the bacterial species is based on phenotypic techniques for usual bacteria or genotypic techniques for rare or hard to identify bacteria. The use of molecular biology directly from samples is justified for difficult to grow bacteria or if prior antibiotic treatment was administered. Imaging has a prominent place in the diagnosis of chronic osteitis. Conventional radiography remains essential. Computer tomography and MRI investigate bone lesions and evaluate soft tissue and medullar extension. Bone scintigraphy methods suffer from a lack of specificity ; however this can be improved by labeling leucocytes with 99mTc-HMPAO or with 111In-oxin. More recently, 18FDG-PET has proved to be superior in terms of sensibility and specificity.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Ostéite chronique, Revue générale, Diagnostic, Imagerie
Keywords : Chronic osteomyelitis, Review, Diagnosis, Imaging
Plan
Vol 13 - N° 3
P. 145-153 - septembre 2011 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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