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Le diabète gestationnel - 01/10/12

Doi : MMM-09-2012-6-4-1957-2557-101019-201203651 

A. Vambergue [1 et 2]

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Récemment, en 2010, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNOGOF) et la Société francophone du diabète (SFD) ont émis, conjointement, un référentiel sur les modalités de dépistage et les critères diagnostiques du diabète gestationnel. Depuis, ceci a fait l’objet de nombreuses présentations et réunions dans les différents services de diabétologie et d’obstétrique, ce qui nous montre bien qu’il s’agit d’une problématique bien réelle de notre activité clinique.

En effet, nous attendions ces nouveaux critères depuis plus de 40 ans. L’étude Hyperglycemia and Adverse Pregnancy Outcome (HAPO) a confirmé la relation continue entre les glycémies maternelles et la morbidité materno-fœtale ce qui explique que le choix des critères diagnostiques n’ait pu se faire qu’après avis d’experts. C’est pour cette raison que l’International Association of Diabetes and Pregnancy Study Groups (IADPSG) a proposé un consensus dérivé de l’étude HAPO, laissant finalement une certaine liberté, notamment en ce qui concerne le dépistage ciblé ou systématique en fonction des populations. Il a donc été nécessaire de prendre, en France, une position qui réponde à la problématique des équipes obstétricales, à savoir :

  • le risque de complications à court terme du diabète gestationnel, représentées essentiellement par la macrosomie et ses conséquences ;
  • mais, également, permettre un suivi ultérieur adapté à cette population.

En effet, le bénéfice de la prise en charge diabétologique a été démontré, avec une réduction significative de la morbidité materno-foetale. Par ailleurs, dépister le diabète gestationnel permet, en partie, de prévenir le diabète de type 2, à condition de proposer un suivi de ces patientes.

Avec les nouveaux critères et un dépistage systématique, la prévalence du diabète gestationnel dans l’étude HAPO était de 17,8 %, ce qui correspond à la réalité clinique. Pour limiter cette prévalence, le référentiel a proposé un dépistage sur facteurs de risque, ce qui modifie, pour certains spécialistes, les pratiques cliniques. Il nous semblait, toutefois, fondamental de repérer les patientes diabétiques de type 2 méconnus sur facteur de risque, et ceci dés la première consultation prénatale. Par ailleurs, il n’est pas clairement démontré que la morbidité est accrue en l’absence de facteurs de risque. Enfin, il convenait que chacun puisse s’organiser pour prendre en charge au mieux ces femmes avec facteurs de risque en fonction des moyens et disponibilités dans la pratique quotidienne.

L’annonce de ces nouveaux critères a été fédératrice pour beaucoup d’équipes, entre l’obstétrique, la diabétologie et la pédiatrie. Néanmoins, la mise en pratique de ces critères soulève un certain nombre de questions, pour lesquelles nous n’avons pas, à ce jour, de réponses en l’absence de données publiées.

The impact of gestational diabetes on maternal and fetal health has been increasingly recognized. However, universal consensus on the diagnosis methods and thresholds has long been lacking. The recently published Hyperglycemia and Adverse Pregnancy Outcome (HAPO) study has been used to confirm the link between hyperglycemia and materno-fetal complications. Two randomized controlled trials of treatment of mild maternal hyperglycemia have been carried out successfully in the period of HAPO study. In response to these studies, the International Association of Diabetes and Pregnancy Study Groups (IADPSG) has proposed new guidelines for screening and diagnosis of gestational diabetes mellitus. For these reasons and given the potential points of contention, the responses of professional and international groups to the IADPSG guidelines are difficult to be evaluated.

While these screening and diagnostic guidelines recommended by the IADPSG do not differ drastically from those already followed by much of Europe, it was necessary to discuss them between French professional organizations to decide if they will be approved by the French practitioners. Consequently, in France, the CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français) and the SFD (Société francophone du diabète) felt it was necessary to resubmit the question of gestational screening by looking at it under different angles and answering the following questions:

  • Who should be screened in France?
  • When?
  • Using which test and diagnostic criteria?
  • What kind of care could be proposed in accordance with our clinical practice?

After an exhaustive review of the literature and an analysis of the IADPSG consensus, our two societies, the SFD and the CNGOF, proposed an expert consensus on gestational diabetes mellitus for clinical practice in France.

In clinical practice, the prevalence of gestational diabetes increases in our centers, as it was shown in the HAPO study. Regardless, these guidelines serve to advance the discussion on appropriate screening and diagnosis of diabetes in pregnancy.

For these reasons and given the potential points of contention, the responses of professional and international groups to the IADPSG guidelines are difficult to be evaluated.


Mots clés : Diabète gestationnel , critères de l’IADPSG , morbidité materno-fœtale , macrosomie

Keywords: Gestational diabetes , IADPSG guidelines , materno-fetal morbidity , macrosomia


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Vol 6 - N° 4

P. 271-278 - septembre 2012 Retour au numéro
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