L’entraînement neuromusculaire réduit le risque de blessures des membres inférieurs chez les joueuses de floorball - 12/10/12
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Résumé |
Résumé de : Pasanen K, Parkkari J, Pasanen M, Hiiloskorpi H, Mäkinen T, Järvinen M, Kannus P. |
Neuromuscular training and risk of leg injuries in female floorball players: cluster randomized controlled study. British Medical Journal 2008;337:295.
[Préparé par Julia Hush, rédacteur CAP.]
Question : |
Dans le floorball féminin, les blessures du membre inférieur surviennent souvent sans contact direct. Est-ce qu’un programme d’entraînement neuromusculaire peut prévenir ce type de blessures ?
Protocole d’étude |
Essai contrôlé randomisé par regroupement. Vingt-huit équipes finlandaises féminines de floorball de haut niveau.
Participants |
Quatre cent cinquante-sept joueuses (âge moyen 24 ans) sans blessure au début de l’étude. Initialement, les deux groupes étaient comparables en termes d’âge, d’indice de masse corporelle, de niveau de jeu, de nombre de blessures antérieures et de volume d’entraînement préparatoire.
Interventions |
L’objectif du programme d’entraînement neuromusculaire était de favoriser le contrôle corporel et les aptitudes motrices spécifiques du floorball grâce à quatre composants : techniques de course à pied, équilibre et contrôle corporel, exercices pliométriques, exercices de musculation. Les joueuses ayant des difficultés de contrôle lombaire ou présentant une souplesse limitée faisaient des exercices d’étirement en plus. L’entraîneur, c’est-à-dire l’entraîneur de l’équipe, un kinésithérapeute ou un(e) autre joueur(se) ayant reçu une formation spécifique, avait à sa disposition un équipement adapté : planches d’équilibre, balance pads, balles de fitness, journal de bord pour les exercices, documentation. Les séances d’entraînement de 20 à 30 min étaient programmées tout au long de la saison de floorball de six mois. Pendant la saison, il y avait quatre périodes d’entraînement : deux périodes intensives avec un entraînement deux ou trois fois par semaine au début de la saison et pendant le break de mi-saison et deux périodes de maintenance avec une séance d’entraînement par semaine au cours de la saison de compétition. Le groupe témoin réalisait le programme d’entraînement habituel.
Résultats |
Pendant la saison, ont été enregistrées 72 blessures aiguës par un mécanisme sans contact direct, 20 dans le groupe intervention et 52 dans le groupe témoin. Le risque de blessure était réduit de 66 % dans le groupe intervention (rapport des taux d’incidence ajusté [RTIa]: 0,34 [IC95 de 0,20 à 0,57]). L’effet le plus important était la présence d’une lésion ligamentaire de la cheville : n = 27 dans le groupe témoin et n = 8 dans le groupe intervention (RTIa : 0,28 [0,12 à 0,67]). La réduction du risque global de blessures était plus importante dans les équipes ayant le niveau d’observance du programme d’entraînement neuromusculaire le plus élevé comparées au groupe témoin (RTIa : 0,19 [0,06 à 0,64]).
Conclusion |
Chez les joueuses de floorball, l’entraînement neuromusculaire réduit de façon importante l’incidence des blessures aiguës du membre inférieur résultant d’un mécanisme sans contact direct, habituel dans ce sport.
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Vol 12 - N° 121
P. 11-12 - janvier 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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