La ventilation en pression positive continue réduit le taux de complications après la chirurgie abdominale - 15/10/12
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Résumé |
Résumé de : Ferreyra GP, Baussano I, Squadrone V, Richiardi L, Marchiaro G, Del Sorbo L, Mascia L, Merleti F, Ranieri VM |
Continuous positive airway pressure for treatment of respiratory complications after abdominal surgery: a systematic review and meta-analysis. Annals of Surgery 2008;247:617-26.
[Préparé par Linda Denehy, rédacteur CAP.]
Objectif |
Il s’agit de faire le point sur les preuves de l’efficacité de la ventilation en pression positive continue (CPAP) à réduire les complications postopératoires pulmonaires par rapport aux soins habituels chez les patients ayant subi une intervention abdominale lourde.
Sources des données |
La recherche a été effectuée à partir de la version Ovid de Medline, Embase, Cinahl et le registre Cochrane des essais contrôlés jusqu’en novembre 2005. Cette recherche des bases de données a été complétée par un courrier et un appel téléphonique aux auteurs afin de colliger les données de mortalité.
Sélection des études |
Il s’agit d’essais randomisés contrôlés chez des patients adultes ayant une chirurgie abdominale majeure et élective, à l’exclusion des interventions pour un anévrisme de l’aorte abdominale, comparant la CPAP plus soins habituels (kinésithérapie, oxygénothérapie) aux soins habituels seuls. Les complications pulmonaires postopératoires (atélectasie, intubation endotrachéale, mortalité) étaient les critères de jugement.
Extraction des données |
Les données ont été colligées par deux lecteurs indépendants avec consensus en cas de désaccord. Une échelle de 0 à 11 a été utilisée afin d’évaluer la qualité méthodologique, en allouant un score de 0 (absent) ou 1 (présent) pour les éléments suivants : randomisation, attribution en insu, évaluation en insu, sélection des patients, comparabilité des groupes à l’entrée, protocole de traitement, analyse des facteurs confondants, définition des critères de jugement, période de suivi et analyse en intention de traiter.
Analyse des données |
Des 735 études identifiées, 9 portant sur un total de 654 patients étaient conformes aux critères de sélection. La qualité moyenne de ces 9 études était de 6,2. Selon le pool quantitatif des données extraites de ces études, il y avait une réduction significative des complications postopératoires pulmonaires en faveur du CPAP, avec une différence des risques de 0,34 (IC95 % 0,15-0,48). À partir de ce risque, le nombre de sujets nécessaires à traiter (NNT) pour qu’un patient ait un bénéfice était de 14 (IC95 % 10-32). Il y avait également une différence des risques pour l’atélectasie de 0,25 ([IC95 % 0,03-0,42], NNT de 7 [IC95 % 4-64]) ou l’infection pulmonaire (0,67 [IC95 % 0,25-0,86], NNT de 18 [IC95 % 14-49]). L’intubation était le sujet de deux études qui montraient une réduction significative de besoin d’intubation chez les sujets traités par CPAP, avec une différence de risque de 0,85 (IC95 % 0,34-0,97). Les données disponibles étaient insuffisantes pour estimer les risques de mortalité. Il y avait une grande variabilité des protocoles mis en œuvre, à la fois pour la CPAP et pour les soins habituels, un reflet des pratiques internationales.
Conclusion |
L’utilisation précoce de la CPAP pour la prise en charge postopératoire des patients ayant subi une chirurgie abdominale importante réduit l’incidence des complications postopératoires pulmonaires, spécifiquement l’atélectasie, l’infection pulmonaire et le besoin d’une ré-intubation.
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Vol 11 - N° 118
P. 13-14 - octobre 2011 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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