S'abonner

On vous demande, sachez répondre - 31/05/13

Doi : 10.1016/j.actpha.2013.03.011 
Jérémy Vono  : Pharmacien
 3 rue Jean-Giraudoux, 19290 Sornac, France 

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Cette rubrique, « questions de comptoir », est conçue pour vous apporter des éléments de réponse éclairée face aux multiples questions que vous posent quotidiennement vos patients au comptoir de l’officine, dans le vaste domaine de la santé.

Traitement de l’ostéoporose

J’ai oublié de prendre Actonel® pour le traitement de mon ostéoporose. Que dois-je faire ?

La réponse du pharmacien
Si la prise de risédronate est quotidienne (Actonel® 5 mg), l’oubli peut être rattrapé dans la journée à condition que le médicament soit pris entre les repas (à 2 heures de distance) ou dans la soirée mais au moins 30 minutes avant d’aller au lit. Si la prise est hebdomadaire (Actonel® 35 mg), il faut prendre le comprimé oublié le jour où l’oubli est constaté mais il ne faut jamais prendre 2 comprimés le même jour. Si l’oubli concerne Actonel® 75 mg, dont la posologie recommandée est d’un comprimé deux jours consécutifs par mois, il faut prendre le comprimé le lendemain matin du jour où celui-ci est constaté. En revanche, s’il reste moins de 7jours avant la prise suivante, il est nécessaire d’attendre la prochaine date initialement prévue (il ne faut donc jamais prendre 3 comprimés dans la même semaine). Dans tous les cas, le comprimé doit être avalé entier, avec un grand verre d’eau plate et faiblement minéralisée avant le petit-déjeuner et au moins 30 minutes avant l’absorption des premiers aliments, des autres médicaments ou boissons (autres que de l’eau plate) de la journée. Il doit être avalé en position assise ou debout et il ne faut pas s’allonger au cours des 30 minutes qui suivent les prises.

Prise en charge d’une brûlure chez un enfant

Quelles sont les critères de gravité des brûlures thermiques chez l’enfant ?

La réponse du pharmacien
Le premier réflexe à adopter lorsqu’un enfant est victime d’une brûlure est d’évaluer la gravité de celle-ci, principalement déterminée par la surface atteinte. Pour cela, il est possible de s’aider de la paume de la main de la victime qui représente environ 1 % de sa surface corporelle totale. En pratique, il faut appeler un médecin si la taille de la brûlure est supérieure à une pièce de 2 euros chez l’enfant. L’hospitalisation est nécessaire chez le nouveau-né quelle que soit l’étendue de la brûlure, chez le nourrisson si la surface brûlée est supérieure à 5 % et chez l’enfant si elle supérieure à 10 %1 . La profondeur de la brûlure est un facteur important mais purement clinique. Une brûlure du 1er degré correspond au classique « coup de soleil » et se limite à un érythème rouge vif douloureux. Une brûlure du 2e degré correspond à une lésion douloureuse rouge, brunâtre et suintante, accompagnée de cloques, avec une destruction de l’épiderme, voire d’une partie du derme. Une brûlure du 3e degré détruit complètement la couche des cellules basales ; la lésion prend l’aspect d’une zone blanchâtre, cartonnée, cireuse ou rougeâtre. Toute brûlure du 3e degré de l’enfant, quelle que soit la surface de la zone atteinte, ainsi que toute brûlure circulaire d’un membre, de la face, des pieds et des mains ou du périnée, ou encore accompagnée d’une insensibilité impose l’hospitalisation. En cas de brûlure superficielle et peu étendue, il est recommandé de refroidir la zone brûlée par un jet d’eau tiède pendant 5 à 10 minutes ou jusqu’à disparition de la douleur. Le refroidissement doit être instantané et n’a plus d’intérêt passées 10 minutes. Il est d’autant moins prolongé que la victime est fragile. Les bijoux ainsi que les vêtements doivent être retirés pendant l’arrosage, sauf s’ils collent à la peau. La brûlure peut éventuellement être recouverte d’une compresse stérile ou d’un linge propre. Les cloques ne doivent pas être percées et peuvent être protégées par un pansement. Des topiques tels que Biafine™ (trolamine) peuvent être appliqués en couche épaisse sur la zone brulée. Il convient aussi de vérifier que la vaccination contre le tétanos est à jour. Si la brûlure reste douloureuse et gonfle les jours suivants, une consultation est nécessaire afin d’exclure une infection.

Délivrance d’une pilule microprogestative microdosée

Mon médecin m’a prescrit une pilule uniquement progestative microdosée. Comment se passe le relai avec mon contraceptif précédent qui était une pilule estroprogestative ?

La réponse du pharmacien
La pilule microprogestative doit être débutée le jour suivant la prise du dernier comprimé actif (c’est-à-dire le dernier comprimé contenant la substance active) du contraceptif oral combiné précédent. Il n’est pas nécessaire d’avoir recours à une contraception mécanique. Le cas échéant, il est donc indispensable de repérer quels sont les comprimés placebos afin de commencer la nouvelle pilule le premier jour de prise de ces derniers. Il est également possible de commencer cette pilule au plus tard le jour suivant la période habituelle sans prise de comprimés ou de prise de comprimés placebos du précédent contraceptif oral combiné. Mais, dans ce cas, une contraception mécanique supplémentaire est recommandée pendant les sept premiers jours de prise des comprimés.
La pilule doit être prise de façon continue 28 jours sur 28, à la même heure chaque jour, même pendant les règles. Le délai de tolérance à l’oubli est réduit à 3 heures pour les microprogestatives contre 12 heures pour les estroprogestatives (sauf pour Cerazette® dont le délai de rattrapage reste de 12 heures). Cependant, une irrégularité, voire une absence de règles sont des effets indésirables très fréquents avec ce type de pilules.

Utilisation de l’adrénaline

Comment être sûr qu’il faut utiliser Anapen® (adrénaline) qui a été prescrit à mon fils ?

La réponse du pharmacien
Tous les patients pour lesquels Anapen® a été prescrit doivent être parfaitement informés et comprendre correctement les indications et les conditions d’utilisation du dispositif. La précocité de l’injection d’adrénaline est un critère important, tout particulièrement chez l’enfant car, en l’absence de cardiopathie, ce traitement est parfaitement toléré. Le rapport bénéfice/risque est très largement favorable à l’utilisation de l’adrénaline, y compris dans des situations de relative bénignité1. Il n’y a donc pas de danger à injecter l’adrénaline et il faut la conseiller sans inquiétude.
Avant d’effectuer l’injection, il convient de vérifier l’aspect de la solution contenue dans l’auto-injecteur qui doit rester limpide et incolore. Si celle-ci est colorée ou contient des particules ou un précipité, il ne faut pas l’utiliser. L’injection de l’adrénaline doit être effectuée sans attendre dès les signes précurseurs et symptômes du choc anaphylactique, qui surviennent dans les minutes qui suivent l’exposition à l’allergène et se manifestent par une urticaire, des bouffées de chaleur, voire des réactions plus sévères pouvant impliquer le système respiratoire et circulatoire. Elle doit être réalisée en intramusculaire uniquement, perpendiculairement à la surface de la peau, dans la partie antérolatérale de la cuisse, en maintenant l’auto-injecteur en place pendant 10 secondes. La solution ne doit pas être injectée dans le muscle fessier en raison du risque d’injection accidentelle dans une veine. Elle peut être pratiquée au travers des vêtements ou directement sur la peau. La zone d’injection peut être massée pour accélérer l’absorption. Il est parfois nécessaire de réaliser une seconde injection afin d’inverser les effets de la réaction allergique aiguë. Cette nouvelle dose peut être administrée après un délai de 10 à 15 minutes. Si aucune amélioration clinique n’est constatée après administration de deux doses, les services d’urgences (SAMU, SMUR) doivent être alertés, le patient devant rester en position allongée en surélevant les membres inférieurs jusqu’à l’arrivée des secours. Il est donc recommandé de disposer de deux dispositifs d’adrénaline. Un suivi médical reste indispensable après administration.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2013  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 52 - N° 527

P. 12-13 - juin 2013 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • actualités – produits
| Article suivant Article suivant
  • Une ordonnance de rappels vaccinaux chez un nourrisson de 16 mois
  • Françoise Couic-Marinier, François Pillon

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?

Elsevier s'engage à rendre ses eBooks accessibles et à se conformer aux lois applicables. Compte tenu de notre vaste bibliothèque de titres, il existe des cas où rendre un livre électronique entièrement accessible présente des défis uniques et l'inclusion de fonctionnalités complètes pourrait transformer sa nature au point de ne plus servir son objectif principal ou d'entraîner un fardeau disproportionné pour l'éditeur. Par conséquent, l'accessibilité de cet eBook peut être limitée. Voir plus

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.


Tout le contenu de ce site: Copyright © 2026 Elsevier, ses concédants de licence et ses contributeurs. Tout les droits sont réservés, y compris ceux relatifs à l'exploration de textes et de données, a la formation en IA et aux technologies similaires. Pour tout contenu en libre accès, les conditions de licence Creative Commons s'appliquent.