Comment choisir l’interface au cours du traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil par pression positive continue - 05/09/13
, C. Chaudot a, C. Bresse a, F. Clot a, C. Deschaux aau nom
des équipes paramédicales et techniques d’AGIR à dom
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Résumé |
La pression positive continue (PPC) est le traitement de première ligne des formes modérées et sévères du SAOS. Malgré les progrès technologiques réalisés sur les masques, plus de 50 % des patients traités par PPC font face à au moins un des effets indésirables au premier rang desquels sont les fuites non intentionnelles. Dans ce contexte, le choix de l’interface est donc essentiel. Peu d’études ont évalué l’impact des différentes interfaces sur la physiologie des voies aériennes, l’efficacité et l’adhérence à la PPC. La seule revue Cochrane retenait quatre études (132 patients) et concluait que l’interface optimale n’était pas déterminée, mais que le masque nasal devait être le masque de première intention. Plusieurs études récentes se sont intéressées à cette problématique et apportent des données physiologiques et cliniques pour aider les cliniciens à choisir type d’interface. Les anomalies anatomiques et fonctionnelles qui majorent les résistances nasales doivent être évaluées et si possible traitées préalablement à la mise en place du traitement par PPC. En l’absence de ce type d’anomalies, le masque nasal doit être privilégié en première intention. Les embouts narinaires peuvent être proposés aux patients qui se plaignent de l’encombrement des masques nasaux, qui présentent des fuites vers les yeux ou des problèmes cutanés. En cas de fuites buccales, non contrôlées par une mentonnière, qui réduisent l’observance et/ou l’efficacité, l’essai d’un masque nasobuccal doit être proposé. Dans ce cas, un suivi rapproché doit être organisé pour vérifier l’efficacité thérapeutique (niveau de pression requis) et la tolérance du masque.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Continuous positive airway pressure (CPAP) is the first line therapy for moderate to severe obstructive sleep apnea syndrome (OSAS). In spite of technical innovations regarding the masks, more than 50% of the patients exhibit adverse effects and particularly non-intentional leaks. In this context, the choice of the right interface is crucial. Few studies have assessed the effects of different interfaces on upper airway mechanical properties, CPAP efficacy and compliance. Indeed, only one Cochrane review, including four studies and 132 patients, concluded that the optimum type of interface remained unclear but nasal mask should be considered as the first line interface. Recent studies have addressed this problem of interfaces and give new clinical and physiological insights for helping clinicians in the choice of mask: Functional and/or anatomical problems that increase nasal resistances have to be assessed and treated when possible. If there are no such problems, a nasal mask is the first option to initiate CPAP. Nasal pillows give the opportunity to reduce mask size in case of cutaneous problems or ocular irritation. Finally, oronasal masks are proposed as an alternative to respond to sleep-related mouth leaks that reduce CPAP efficacy or tolerance. However, patients on oronasal mask should be carefully followed.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Pression positive continue, Masques, Interfaces, SAOS
Keywords : Continuous positive airway pressure, Masks, Interface, OSAS
Plan
Vol 10 - N° 3
P. 116-123 - juillet 2013 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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