Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Pratiques et place des prothèses biologiques dans la prise en charge des éventrations complexes de la paroi abdominale : résultats d’une enquête nationale chez les chirurgiens digestifs universitaires français - 16/01/14

Practice patterns in complex ventral hernia repair and place of biological grafts: A national survey among French digestive academic surgeons

Doi : 10.1016/j.jchirv.2013.10.004 
C. Mariette a, , P. Wind b, R. Micelli Lupinacci c, C. Tresallet c, M. Adham d, C. Arvieux e, S. Benoist f, S. Berdah g, A. Berger h, N. Briez a, C. Brigand i, R. Caiazzo j, N. Carrere k, C. Casa l, D. Collet m, S. Deguelte n, B. Dousset o, V. Dubuisson p, O. Glehen q, J.-C. Gineste r, A. Hamy l, F. Lacaine s, C. Laurent r, P.-A. Lehur t, J.-Y. Mabrut u, P. Mathieu v, M. Mathonnet w, B. Meunier x, F. Michot y, M. Ouaissi z, J.-P. Palot n, Y. Parc aa, F. Pattou j, F. Paye aa, D. Pezet ab, G. Piessen a, M. Pocard ac, N. Regenet t, J.-M. Regimbeau ad, C. Sabbagh ad, P. Zerbib ae, J.-M. Toussaint af
a Service de chirurgie digestive et générale, hôpital Claude-Huriez, CHRU de Lille, place de Verdun, 59037 Lille cedex, France 
b Service de chirurgie, CHU d’Avicennes, Avicennes, France 
c Service de chirurgie digestive, hôpital Pitié-Salpétrière, Paris, France 
d Service de chirurgie digestive, hôpital E.-Herriot, CHU de Lyon, Lyon, France 
e Service de chirurgie digestive, CHU de Grenoble, Grenoble, France 
f Service de chirurgie digestive, CHU Le Kremlin-Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France 
g Service de chirurgie digestive, hôpital Nord, CHU de Marseille, Marseille, France 
h Service de chirurgie digestive, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France 
i Service de chirurgie digestive, CHU de Strasbourg, Strasbourg, France 
j Service de chirurgie digestive et endocrinienne, CHRU de Lille, Lille, France 
k Service de chirurgie digestive, CHU de Toulouse, Toulouse, France 
l Service de chirurgie digestive, CHU d’Angers, Angers, France 
m Service de chirurgie digestive, hôpital Haut-Leveque, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
n Service de chirurgie digestive, CHU de Reims, Reims, France 
o Service de chirurgie digestive, hôpital Cochin, Paris, France 
p Service de chirurgie digestive, hôpital Pellegrin, Bordeaux, France 
q Service de chirurgie digestive, hôpital Lyon-Sud, Lyon, France 
r Service de chirurgie digestive, hôpital Saint-André, Bordeaux, France 
s Service de chirurgie digestive, hôpital Tenon, Paris, France 
t Service de chirurgie digestive, CHU de Nantes, Nantes, France 
u Service de chirurgie digestive, hôpital de la Croix-Rousse, Lyon, France 
v Service de chirurgie digestive, CHU de Besançon, Besançon, France 
w Service de chirurgie digestive, CHU de Limoges, Limoges, France 
x Service de chirurgie digestive, CHU de Rennes, Rennes, France 
y Service de chirurgie digestive, CHU de Rouen, Rouen, France 
z Service de chirurgie digestive, hôpital de la Timone, Marseille, France 
aa Service de chirurgie digestive, hôpital Saint-Antoine, Paris, France 
ab Service de chirurgie digestive, CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France 
ac Service de chirurgie digestive, hôpital Lariboisière, Paris, France 
ad Service de chirurgie digestive, CHU d’Amiens, Amiens, France 
ae Service de chirurgie digestive et de transplantation, CHRU de Lille, Lille, France 
af Hull Associates, Medtech consulting, 100 Ledgewood Place, suite 204, Rockland, Massachusetts 02370, États-Unis 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
Article gratuit.

Connectez-vous pour en bénéficier!

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le jeudi 16 janvier 2014
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

Introduction

Malgré la fréquence des éventrations complexes (EC), leurs modalités de réparation y compris la place des prothèses sont mal codifiées, particulièrement en situation contaminée. Notre objectif était de connaître les pratiques des chirurgiens universitaires français prenant en charge ces EC pour ce qui est des indications, des techniques les plus adaptées, du type de prothèse éventuelle utilisée, et des complications observées.

Méthode

Une enquête nationale comprenant 21 questions et 6 scénarios a été envoyée par e-mail aux chirurgiens universitaires français prenant en charge des EC.

Résultats

Parmi 54 chirurgiens sollicités, 40 (74,0 %) ont répondu à l’enquête, représentant 29 centres hospitalo-universitaires français. Parmi les techniques de réparation des EC, on retrouvait la fermeture primaire sans prothèse (31,6 %), le lambeau d’avancement musculaire sans prothèse (43,7 %), une prothèse positionnée en pont (16,5 %) et la réduction de la taille du défect par aponévrotomies de décharge sans prothèse (8,2 %). Parmi les 40 répondeurs, 36 chirurgiens avaient déjà utilisé une prothèse biologique (PB). Il existait un consensus fort parmi les répondeurs pour ne pas utiliser de prothèse synthétique en milieu contaminé ou infecté (100 %), mais de l’utiliser en chirurgie propre (100 %). Un consensus existait également pour ce qui est de l’utilisation des PB en milieu contaminé (82,5 %) ou infecté (77,5 %) et pour ne pas les utiliser en chirurgie propre (95 %). En chirurgie propre-contaminée, il n’existait pas de consensus sur la stratégie thérapeutique optimale. L’infection était la complication la plus fréquemment reportée après utilisation de PB (58 %). Les facteurs qui influençaient les chirurgiens dans leur pratique d’utilisation des PB dans le traitement des EC étaient la littérature médicale, les congrès et la discussion avec les collègues (85,0 %), leur propre expérience (45,0 %) et le coût (40,0 %).

Conclusions

Malgré l’absence de niveau de preuve élevé, les PB ont déjà été utilisées par 90 % des chirurgiens universitaires interrogés dans l’EC. Il existait un fort consensus pour les utiliser en situation infectée ou contaminée et pour ne pas les utiliser en chirurgie propre. Des études randomisées sont nécessaires pour évaluer les bénéfices à court et long-terme des PB en fonction du degré de contamination pariétale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Background

Despite the prevalence of complex ventral hernias, there is little agreement on the most appropriate technique or prosthetic to repair these defects, especially in contaminated fields. Our objective was to determine French surgical practice patterns among academic surgeons in complex ventral hernia repair (CVHR) with regard to indications, most appropriate techniques, choice of prosthesis, and experience with complications.

Methods

A survey consisting of 21 questions and 6 case scenarios was e-mailed to French practicing academic surgeons performing CVHR, representing all French University Hospitals.

Results

Forty over 54 surgeons (74%) responded to the survey, representing 29 French University Hospitals. Regarding the techniques used for CVHR, primary closure without reinforcement was provided in 31.6% of cases, primary closure using the component separation technique without mesh use in 43.7% of cases, mesh positioned as a bridge in 16.5% of cases, size reduction of the defect by using aponeurotomy incisions without mesh use in 8.2% of cases. Among the 40 respondents, 36 had experience with biologic mesh. There was a strong consensus among surveyed surgeons for not using synthetic mesh in contaminated or dirty fields (100%), but for using it in clean settings (100%). There was also a strong consensus between respondents for using biologic mesh in contaminated (82.5%) or infected (77.5%) fields and for not using it in clean setting (95%). In clean-contaminated surgery, there was no consensus for defining the optimal therapeutic strategy in CVHR. Infection was the most common complication reported after biologic mesh used (58%). The most commonly reported influences for the use of biologic grafts included literature, conferences and discussion with colleagues (85.0%), personal experience (45.0%) and cost (40.0%).

Conclusions

Despite a lack of level I evidence, biologic meshes are being used by 90% of surveyed surgeons for CVHR. Importantly, there was a strong consensus for using it in contaminated or infected fields and for not using it in clean setting. To better guide surgeons, prospective, randomized trials should be undertaken to evaluate the short-and long-term outcomes associated with these materials in various surgical wound classifications.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Éventration, Infection, Contamination, Chirurgie, Prothèse biologique, Enquête de pratique

Keywords : Ventral hernia repair, Contaminated field, Abdominal wall reconstruction, Prosthetic, Biologic mesh, Survey


Plan


 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Journal of Visceral Surgery, en utilisant le DOI ci-dessus.


© 2013  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.