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M-25: ConsoRes : un e-outil permettant de suivre les consommations d’antibiotiques (ATB) et les résistances bactériennes dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70262-8 
M.-E. Mougenot 1, S. Boussat 2, O. Ali-Brandmeyer 2, S. Rabaud 2, C. Rabaud 2, S. Henard 1
1 Antibiolor, Nancy, France 
2 CClin-Est, Nancy, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Trop peu de données sont aujourd’hui disponibles concernant la consommation d’ATB et les niveaux de résistance dans les EHPAD français, même chez celles qui disposent d’une pharmacie à usage intérieur (PUI) (enquête européenne HALT en 2010, enquêtes nationales de prévalence… mais peu d’EHPAD inclus).

Matériels et méthodes

Enrichir cette connaissance à l’aide d’un outil automatisé permettant une analyse trimestrielle et annuelle des données des EHPAD disposant d’une PUI.

Résultats

En 2012, les consommations sont renseignées dans 43 EHPAD parmi lesquels 15 ont saisi leurs résistances. La consommation globale exprimée en DDJ/1000JH est de 52,2. Les 4 principales familles prescrites sont les pénicillines : 31,7 (61 % de la consommation totale), FQ : 6,1 (12 %), les macrolides : 4,9 (10 %), et les C3G : 4,7 (9 %).

Les molécules les plus utilisées sont amox-clavulanate : 17,3, amox : 13,9, ceftriaxone : 3,2, pristinamycine : 2,9 et ofloxacine : 2,1. Une saisonnalité des consommations d’ATB est observée principalement pour les pénicillines (plus élevée en hiver).

Les principales bactéries rencontrées sont E. coli et S. aureus avec les taux de résistances suivants : E. coli/amox-clavulanate : 37,1 %, E. coli/FQ : 23,7 %, E. coli/C3G : 7,8 % et S. aureus/oxacilline : 47,7 %.

Conclusion

Les consommations de FQ et de C3G restent importantes et les taux de résistance d’E. coli sont ceux attendus. Le taux de S. aureus méti- R est élevé, traduisant des colonisations cutanées et des transmissions croisées importantes.

Concernant l’outil ConsoRes, il permet donc très simplement d’obtenir ces données de façon automatisée, de suivre leur évolution. Il est ainsi plus facile de préciser localement les messages à adresser aux médecins prescripteurs et d’en évaluer rapidement leur efficience.

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Vol 44 - N° 6S

P. 72 - juin 2014 Retour au numéro
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