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Induction anesthésique chez le nouveau-né à risque d’inhalation à l’induction anesthésique : enquête de pratique au sein de la région Rhône-Alpes-Auvergne - 30/08/14

Doi : 10.1016/j.annfar.2014.07.094 
R. Caillierez , F.-P. Desgranges, M. De Queiroz, S. Combet, A. Pouyau, B. Cogniat, D. Chassard
 Service d’Anesthésie pédiatrique, Hôpital Femme-Mère–Enfant, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La grande majorité des cas pédiatriques d’inhalation survient à l’induction anesthésique, essentiellement lorsque l’anesthésie est réalisée pour une urgence chirurgicale [1]. La classique technique d’induction à séquence rapide proposée dans ce contexte est actuellement de plus en plus remise en question en pédiatrie, notamment chez le nouveau-né et le nourrisson [2, 3]. L’objectif de cette étude était d’apprécier la pratique des anesthésistes spécialisés en anesthésie pédiatrique de la région Rhône-Alpes Auvergne, concernant l’induction anesthésique chez le nouveau-né à risque d’inhalation.

Matériel et méthodes

Un questionnaire, anonyme, était adressé par courriel à tous les anesthésistes des départements d’anesthésie pédiatrique des centres hospitaliers universitaires de la région Rhône-Alpes-Auvergne. Il comprenait 17 questions axées sur 4 grands thèmes : reconnaissance des situations à risque d’inhalation, choix de la stratégie d’induction (intraveineuse ou inhalatoire), agents anesthésiques utilisés, mesures associées lors de l’induction.

Résultats

Vingt-six anesthésistes sur 34 (75 %) ont répondu au questionnaire. Les principales situations chirurgicales considérées comme à risque d’inhalation à l’induction sont la sténose hypertrophique du pylore et les malrotations et volvulus pour 25 répondeurs (96 %), et la hernie inguinale étranglée, l’entérocolite ulcéro-nécrosante et l’atrésie duodénale pour 23 répondeurs (88 %). La majorité des anesthésistes interrogés réalisent en première intention une anesthésie intraveineuse chez un nouveau-né à risque d’inhalation, seuls 15 % des anesthésistes interrogés ne pratiquent jamais d’induction inhalatoire chez ces patients. En cas d’induction intraveineuse, les principaux agents anesthésiques intraveineux utilisés sont la kétamine, la succinylcholine et le propofol, administrés par respectivement 85 %, 69 % et 54 % des répondeurs. Les principaux facteurs susceptibles d’influencer le choix de la stratégie d’induction anesthésique sont l’absence (73 %) et la présence (58 %) d’une voie veineuse avant l’induction, un faible capital veineux (54 %), la nature de la pathologie chirurgicale (54 %) et l’existence de vomissements avant l’induction (54 %). La pré-oxygénation avant induction, l’aspiration gastrique avant induction et la manœuvre de Sellick au moment de l’induction sont pratiquées de manière systématique par 21 (81 %), 11 (42 %) et 1 (4 %) répondeurs. Vingt-trois répondeurs (88 %) estiment que l’élaboration de recommandations de pratiques sur l’induction anesthésique chez le nouveau-né à risque d’inhalation est nécessaire.

Discussion

Cette enquête révèle de grande disparités interindividuelles concernant l’induction anesthésique chez le nouveau-né à risque d’inhalation, tant sur le plan de la reconnaissance des situations à risque que de la stratégie d’induction. Des recommandations de pratiques sur l’induction chez le nouveau-né à risque d’inhalation semblent nécessaires.

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Vol 33 - N° S2

P. A54-A55 - septembre 2014 Retour au numéro
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