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La ventilation non invasive à l’unité de surveillance continue du centre hospitalier de Lyon Sud : une étude rétrospective sur 32 mois de pratique - 30/08/14

Doi : 10.1016/j.annfar.2014.07.123 
J. Boudry, F. Wallet , S. Vesco, C. Bernet, S. Ledochowski, P. Rague, V. Piriou, A. Friggeri
 Anesthésie réanimation, hospices civils de Lyon, Pierre-Bénite, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La ventilation non invasive (VNI) est une technique de ventilation dont l’efficacité en réanimation n’est plus à démontrer. Elle tend à s’étendre de plus en plus vers d’autres services dont les SAU et les unités de surveillance continue (USC) à l’expertise et aux conditions d’utilisation différentes. Ce travail a pour objectif de décrire la population bénéficiant de VNI au sein de notre USC et de mettre en évidence des facteurs de risque d’échec de cette technique ces conditions.

Matériel et méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique, incluant sans exception, tous les patients qui ont bénéficié de VNI entre mai 2010 et décembre 2012 au sein de notre USC. L’objectif principal était d’évaluer le taux de mutation en réanimation, mais aussi les taux d’intubation et enfin la mortalité. Nous avons aussi recueilli des données démographiques concernant les indications des VNI. Notre USC de 14 lits est adossée à 29 lits de réanimation en CHU. Le ratio IDE/malades est de 1/5. Deux seniors et un interne sont présents chaque jour, la garde étant assurée par un interne. Des respirateurs lourds de réanimation et des respirateurs de transport étaient utilisés sans distinction.

Résultats

Nous avons inclus 149 patients (7 % du total des admissions sur la période – 2154 admissions). Le niveau de gravité globale ne semble pas lié à l’usage de la VNI comme en témoigne l’absence de différence de l’IGS2 moyen entre les 2 groupes (29±13 vs 29±10, p=0,689). Les patients ont bénéficié de 12±11 séances de 1h de VNI en moyenne. Les indications de VNI étaient la détresse respiratoire non hypercapnique (51 %), la décompensation de BPCO (30 %), la prévention de la détresse respiratoire (14 %), le traumatisme thoracique (7 %) et l’OAP (5 %). Le taux de transfert en réanimation était de 21,4 % pour les patients ayant bénéficié de VNI contre 9,2 % pour les patients sans VNI sur la même période (p=0,0001). Les patients admis directement du SAU étaient plus souvent transférés en réanimation que les patients admis en post réanimation (p<0,05). Le taux brut d’intubation était de 15 % (62,5 % des patients transférés en réanimation ont été intubés) et celles-ci étaient réalisées dans un délai moyen de 4±7heures après admission en réa et 3±3jours de séjour en USC. Le taux brut de mortalité était de 7,25 % (LATA exclues), le détail est indiqué Fig. 1. Une limitation thérapeutique (non intubation, non transfert en réanimation=LATA) a été posée chez 26 patients (17 %). Chez ces patients, 16 (60 %) sont sortis vivants de l’USC, avec une mortalité hospitalière de 0,9 % et un taux de retour à domicile à 6 mois de 50 % (délais de retour à domicile moyen de 41±62jours).

Discussion

La VNI semble être réalisable en USC sans risque accru. Malgré tout, les patients admis des urgences (pathologie en phase d’aggravation) ont un taux de mutation en réanimation plus élevé, et une prudence accrue doit être de mise chez ces patients, voire un passage systématique en réanimation discuté. Les patients avec LATA semblent bénéficier de VNI au sein de l’USC.

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Vol 33 - N° S2

P. A76-A77 - septembre 2014 Retour au numéro
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  • La ventilation non invasive en milieu extrahospitalier : l’exemple du SAMU de Lyon
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