Effet d’un protocole cyclophosphamide à intervalle court au cours de la néphropathie lupique - 17/09/14
, I. Agrebi 1, K. Kammoun 1, M. Kharrat 1, S. Makni 2, A. Charfi 1, S. Yaich 1, F. Jarraya 1, Y. Chaabouni 1, H. Masmoudi 3, T. Boudawwara 2, J. Hachicha 1Résumé |
Introduction |
Les néphropathies lupiques classes III et IV sont les formes les plus sévères. Elles nécessitent un traitement par corticoïdes et immunosuppresseurs. Plusieurs protocoles ont été proposés dans la littérature dont le protocole NIH. Notre objectif est de comparer le protocole NIH à un deuxième protocole utilisant des boli rapprochés de cyclophosphamide.
Patients et méthodes |
Notre étude est prospective sur une période de 10ans (2003–2013) intéressant les patients ayant une NL classe III ou IV confirmée par biopsie rénale (PBR) traités par 6 boli cyclophosphamide à j0 et j15 puis toutes les 3semaines. Ce groupe (G1) a été comparé à un groupe historique (G2) : groupe des patients traités par le protocole NIH avant 2003. Nous avons comparé les données cliniques, biologiques, histologiques ainsi que l’évolution de ces 2 groupes. Les tests utilisés étaient le test de Chi2 pour les données qualitatives et Anova à un facteur pour les données quantitatives.
Résultats |
Nous avons colligé 20 patients (19 F+1 H) du G1 et 28 patients (23 F+5 H) du G2. Les deux groupes ont été comparables au moment de la PBR en ce qui concerne l’âge, le sexe, la protéinurie, la créatinémie, la classe de la PBR, l’indice d’activité (IA) et l’indice de sclérose (IS). La créatinine à la fin du traitement d’induction était plus basse dans le G1 (77μmol/L vs 126) (p=0,05). Il y avait significativement moins de signes de classe III ou IV dans la PBR de contrôle pour le G1, de même l’IA était plus bas dans le G1 (1,33 vs 4,41) (p=0,001). L’IS était plus bas dans le groupe 1 (1,53 vs 2,64) mais sans atteindre le degré de significativité (p=0,119).
Discussion et conclusion |
Notre protocole paraît plus efficace sur les classes III et IV de la NL que le protocole NIH. Ces données incitent à poser la question si « Eurolupus » utilisant de plus faibles doses de cyclophosphamide pourrait entraîner les mêmes résultats dans notre population.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 10 - N° 5
P. 340 - septembre 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
