La problématique des tests rapides dans la qualification biologique du sang. Constats et perspectives - 23/10/14
Résumé |
En 2012, 37 5308 poches de sang ont été testées en République démocratique du Congo. Quatre marqueurs (VIH, HBsAg, anti-VHC et syphilis) ont été utilisés. Dans 77 % de cas, les tests rapides ont été utilisés. Si les tests rapides utilisés pour le dépistage du VIH n’ont pas connu de variations, il n’en a pas été le cas pour les autres. Ceci est observé aussi dans d’autres pays africains. Aussi, avons-nous constaté des performances disparates pour le dépistage du HbsAg ainsi que du VHC. Les prix des tests, principalement VHC, restent aussi un problème majeur à ce jour. Les prévalences des marqueurs restent dominées par le VHC (5,3 %) suivi du VHB (8 à 20 %) en Afrique subsaharienne (Pawlotsky JM. 2011 ; Attia A. 2012). La prise en charge des donneurs à ces deux marqueurs est encore inexistante ou rudimentaire. Les contrôles de qualité réalisés au CNTS à Kinshasa ont montré des fois des performances non superposables aux caractéristiques fournies par le fabriquant. La mise en place d’un contrôle qualité sur les tests de diagnostic rapides au Mali au Centre de Santé de référence de Koutiala a corroboré les constats de Kinshasa avec un ratio de prévalence entre deux tests rapides de 10/1. L’évaluation des performances des tests en circulation ne suit pas la vitesse d’apparition et d’évolution des tests sur le marché. Les prévalences des marqueurs obtenues avec les tests rapides ne sont pas souvent confirmées par les résultats des enquêtes nationales. C’est le cas de Koutiala. Malheureusement, ces prévalences peuvent facilement être corrélées avec l’apparition de certaines marques de tests.
Ceci nous révèle qu’en même temps que l’on aille vers l’automatisation dans la qualification biologique, qu’on ne perde pas de vue l’amélioration des tests rapides combinant bonne performance et coûts accessibles. Les tests rapides resteront encore incontournables dans la sécurité transfusionnelle pour assez longtemps.
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Vol 21 - N° 4-5
P. 271 - novembre 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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