Évaluation de l’impact des recommandations du Comité des troubles mictionnels de l’homme sur la prise en charge de l’hypertrophie bénigne de prostate - 25/12/14
, A. Rahmène Azzouzi a, N.B. Delongchamps b, A. Benchikh c, A. Campeggi d, J.N. Cornu e, O. Dumonceau f, A. Faix g, M. Fourmarier h, O. Haillot i, B. Lukacs f, R. Mathieu j, V. Misrai k, G. Robert l, A. de La Taille d, A. Descazeaud m| pages | 7 |
| Iconographies | 3 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Introduction |
Les recommandations du Comité des troubles mictionnels de l’homme (CTMH) sur la prise en charge de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) ont été diffusées en 2012. Aucune étude n’en a évalué l’impact. L’objectif de notre étude observationnelle était d’évaluer leur impact chez les urologues français.
Matériel et méthodes |
Un questionnaire a été soumis 1141 urologues membres de l’Association française d’urologie par courrier électronique en novembre 2013.
Résultats |
Nous avons collecté 222 réponses (taux de réponse : 19 %). Les recommandations avaient été lues par 73 % des urologues. Les recommandations étaient suivies par 76 % des urologues, dont 11 % systématiquement, et 4,5 % ne les suivaient pas. L’utilisation de la nouvelle terminologie variait de 28 à 52 % selon les items. Pour l’évaluation des symptômes, 33 % utilisaient le score IPSS et 64 % se basaient sur l’interrogatoire seul et 3 % sur aucun des deux. Le volume prostatique n’était pas systématiquement pris en compte dans la décision thérapeutique (57 %). La fonction sexuelle était évaluée systématiquement dans 28 % des cas avec utilisation d’un questionnaire dans 11 % des cas (IIEF : 92 %). Le PSA était dosé respectivement dans 70 et 51 % des cas lors du bilan initial et du suivi. Après initiation d’une monothérapie, le patient était revu à 3 mois dans 56 % des cas.
Conclusion |
Les recommandations du CTMH sur la prise en charge de l’HBP étaient un référentiel connu et utilisé des urologues français. Une marge de progression serait possible concernant l’utilisation du score IPSS, l’évaluation de la fonction sexuelle et l’usage de la nouvelle terminologie.
Niveau de preuve |
4.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
The French guidelines on the management of benign prostatic hyperplasia (BPH) have been published in 2012 by the LUTS committee of the French Urological Association. The aim of this study was to evaluate the impact of these guidelines on the BPH management by French urologists.
Material and methods |
A questionnaire has been distributed by email to 1141 urologists members of the French Association of Urologists in November 2013.
Results |
We collected 222 responses (response rate: 19%). The guidelines have been read by 73% of the urologists. The guidelines were followed most of the time by 76% of them, 11% followed them systematically and 4.5% did not follow them. The new terminology was used by 28 to 52% according to the items. The symptoms were evaluated by the IPSS score (33%), by interrogatory alone (64%) or by neither of them (3%). Prostate volume was not systematically taken for account in the treatment strategy by 57% of the urologists. Sexual function was assessed systematically by 28% of the urologists, 11% used a questionnaire (IIEF: 92%). PSA was tested respectively by 70 and 51% of the urologists at the initial evaluation and the follow-up. After introduction of a monotherapy, 56% of the urologists evaluated the efficacy at 3 months.
Conclusion |
The French guidelines for the management of benign prostatic hyperplasia (BPH) by the LUTS committee of the French Urological Association were well known and used by French urologists. Some improvements can be expected for the use of the IPSS score, the evaluation of the sexual function, and the use of the new terminology.
Level of evidence |
4.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Recommandations, Symptômes du bas appareil urinaire, Hypertrophie bénigne de la prostate, Prise en charge
Keywords : Guidelines, Low urinary tract symptoms (LUTS), Benign prostatic hyperplasia, Benign prostatic enlargement, Benign prostatic obstruction, Management
Plan
Vol 25 - N° 1
P. 47-53 - janvier 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
