Évaluation du risque de récidive après accident ischémique transitoire - 20/02/15
Résumé |
L’accident ischémique transitoire représente un syndrome de menace dont la prise en charge est urgente, si possible en milieu spécialisé (unité neurovasculaire). Le risque d’AVC avec séquelles définitives au décours d’un AIT est en effet estimé à 10 % dans le premier mois, dont les 2/3 dans la première semaine et la moitié dans les 2 premiers jours. Au-delà de 15jours, le risque décroît et le bilan étiologique peut généralement être réalisé en externe, sous réserve qu’il soit complet c’est-à-dire avec avis neurologique. Bien que le risque immédiat après un AIT soit globalement élevé, il est possible de dégager plusieurs critères de hiérarchisation du risque :
– au plan clinique, le score ABCD2, qui permet en 2minutes de déterminer si le risque du patient se situe dans le groupe à risque maximal (score de 6 à 7) ;
– par l’imagerie cérébrale : lorsque l’IRM montre une anomalie morphologique (séquence de diffusion) malgré la récupération, le risque est significativement accru ;
– à partir des premiers résultats du bilan étiologique : le risque d’AVC au décours d’un AIT est plus élevé lorsque ce dernier est secondaire à une sténose artérielle athéromateuse que lorsqu’il est d’origine cardio-embolique. Ceci justifie l’urgence avec laquelle une décision d’endartériectomie doit être prise, en cas d’AIT carotidien ipsilatéral.
La mise en route d’une prévention secondaire bien orientée après un AIT est la meilleure garantie contre la survenue d’un AVC et de ses conséquences potentiellement graves.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Accident ischémique transitoire, Pronostic
Plan
Vol 40 - N° 2
P. 80 - mars 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

