Utilité de l’analyse des diagnostics associés significatifs (DAS) en pharmaco-épidémiologie : exemple des entéropathies liées à l’olmesartan - 05/03/15
, M. Mezzarobb a, M. Basson a, P. Ricordeau a, F. Alla b, F. Carbonnel cRésumé |
Introduction |
À la suite d’une publication, la « Food and Drug Administration » a mis en ligne en juillet 2013 une alerte faisant état de cas graves d’entéropathies associées à une malabsorption et liées à un traitement par olmesartan (antihypertenseur de la famille des sartans). Un travail utilisant le Sniiram/PMSI avait montré que le risque d’hospitalisation pour malabsorption intestinale était multiplié par six après deux années d’utilisation de l’olmesartan par rapport à celle d’un autre sartan. L’objectif de la présente étude était de comparer les caractéristiques des hospitalisations pour malabsorption intestinale après une prise d’olmesartan à celles survenant après la prise d’un autre sartan.
Méthodes |
Sélection sur la période 2007 à 2012 à partir du Sniiram/PMSI de 48 patients sous olmesartan et de 83 patients sous autre sartan ayant eu au moins une hospitalisation pour malabsorption intestinale. Nous avons comparé les DAS des hospitalisations durant les 24 mois encadrant la première hospitalisation pour une malabsorption intestinale. Chaque code DAS présent au moins une fois pour un patient est exprimé en pourcentage du total des patients de chaque groupe.
Résultats |
Les 48 patients du groupe olmesartan et les 83 du groupe « autres sartans » ont eu respectivement 202 et 341 hospitalisations avec 707 et 999 DAS. Les différences des DAS renseignés entre le groupe olmesartan et le groupe « autres sartans » étaient importantes et significatives (p<0,05) pour l’hypovolémie (31,3 % versus 7,2 %), les « hypokaliémies, autres et sans précision » (31,3 % versus 3,6 %), la malnutrition protéino-énergétique grave sans précision (25,0 % versus 8,4 %), l’urémie extrarénale (22,9 % versus 2,4 %), l’insuffisance rénale aiguë, sans précision (14,6 % versus 1,2 %) et l’acidose (14,4 % versus 0 %).
Discussion/conclusion |
Les séjours hospitaliers du groupe olmesartan étaient caractérisés par des DAS plus sévères et similaires aux cas rapportés dans la littérature. L’analyse des DAS du groupe olmesartan suggère que les entéropathies liées à l’olmesartan constituent une maladie particulière. En raison d’une définition basée notamment sur la charge de soins, les DAS, qui ont parfois une mauvaise réputation épidémiologique, peuvent aider à caractériser une maladie ou une situation médicale méconnues.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Effets indésirables médicamenteux, Diagnostics associés significatifs (DAS), Olmesartan
Plan
Vol 63 - N° S1
P. S17 - mars 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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