Systématisation des efférences du plexus pelvien (= hypogastrique inférieur) de la femme - 28/02/08
But de l’étude : préciser la systématisation du plexus pelvien (=PHI) de la femme dans le but de ménager ses efférences lors de la chirurgie pelvienne.
Matériel et méthodes : la dissection de 27 sujets féminins formolés permet de mettre en évidence le PHI et ses efférences, qui émergent de son angle antéro-inférieur, ou sommet, en contact avec l’uretère lorsqu’il s’engage dans la base du paramètre.
Résultats : dans le paracervix naissent les trois plexus efférents :
- de son sommet émergent, sous le croisement de l’uretère et de l’artère utérine :
- un plexus vaginal (= nerf vaginal), médial, satellite de l’artère utérine, divisé en deux faisceaux : antérieur grêle, à destinée vaginale et utérine ; postérieur, volumineux, à destinée rectale supérieure (= nerf rectal supérieur),
- un plexus vésical (nerf vésical), latéral et satellite de l’uretère, au-dessous et en dehors de lui, divisé en deux faisceaux en regard de la jonction uretéro-vésicale,
- du bord inférieur du plexus pelvien, compris entre la 4e racine sacrée et le point de pénétration de l’uretère dans la base du paramètre, émerge le plexus (= nerf) rectal inférieur.
Conclusions : l’uretère est un point de repère capital, véritable fil-guide de la mise en évidence du sommet du PHI, et de ses efférences. Disséquer sous et en-dedans de l’uretère et de l’artère utérine expose à la lésion du nerf vaginal. Plus en avant, disséquer ou coaguler sous l’uretère expose à des lésions du nerf vésical, expliquant les phénomènes de dénervation de l’étage antérieur rencontrés après certaines hystérectomies et/ou cures chirurgicales de reflux vésico-uretéral.
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Vol 90 - N° 289
P. 78 - juin 2006 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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